‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 143 sur 183 · P.ibl. Nat., ms. fr. IfiO.Vi. fol. If · texte numérisé non relu

P.ibl. Nat., ms. fr. IfiO.Vi. fol. If

parlé à Monsieur le cardinal Barberin, el luy ay dil que si les didicultés (|ii'oii y fait venoient de la pari du Pape, ou de luy, (pi'il ïeroil beaucoui» mieux de me le faire entendre afin de se délivror de l'imporliinité d'ouïr parler si souvent d'une affaire; mais si cela procédoit du llataire, il me sembloit qu'il étoit obligé de se' faire obéir et donner contentement à Sa Majesté en une chose si juste et où l'on n'avoit pour but que le bien et l'avanta.ifc de la religion. 11 me dit qu'il falloit voir pour ce qui étoit des collations, et que Monseigneur Panzirolle à qui il avoit donné toute charge et connoissancc de cela pourroil me \'enir voir pour après en parler au Dataire. »

Il écrivait de nouveau le 23 : « Le Père Placide (Le Simon) ' me vient de dire qu'en la congrégation qui s'est tenue aujourd'huy pour l'union de Saint-Maur avec Clugny, où Monsieur Panzirolle a assisté, ils ont trouvé les choses beaucoup mieux acheminées fiuetles n'avoient esté jusques icy ; mais ayant veu deux ou trois l'ois les choses prestes a se conclure, se trouver après fort éloignées, je n'ose me promettre rien d'asseuré-que raffair(» ne soit entièrement faite, et a moins que de les avoir piessé vivement, elle ne seroit pas au point qu'elle est. »

Huit jours après, il disait au même ministre :

MON.SIEl'R,

Par 2 mes dernières lettres du 24 de ce mois je vous mandois couinie il s'estoit tenu une congrégation pour l'affaire de l'union de Saint-Maur avec Clugny, et depuis ayant sceu plus particulièrement 08 qui s'y étoit passé et que toutes les difficultés n'avoient pas été levées, je me résolus de voir le dataire pour luy en parler ainsi que j'ay fait ; il m'a dit qu'il scavoit que je m'étois plaint de luy pour cette affaire, bien que je n'en eusse pas sujet, qu'il avoit essayé d'en faciliter les expédiens autant que pas un des autres qui ont assisté à cette congrégation, et que Monsieur Panzirolle s'étant trouvé à la dernière s'étoit chargé de représenter au cardinal Barberin et a moy tout ce qui s'y étoit passé, qu'il espéroit qu'on rencontreroit quelque tempérament qui termineroit cette affaire.

Je luy dis que j'apprenois qu'il s'arrestoit sur la nomination des offices claustraux, de quoy le dataire recevoit si peu d'utilité que je ne pouvois croire que pour cela il voulût retarder la réforme

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