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298 KiGiiLLiEu i;t i..\ ut forme monastique
inaii\ais exemple aux autres ollieiers de (luny qui pourmieiit refuser égalenieul de se déuiPtli'c T)*" icla |K)Uirail iouiiiir occasion (le doutei- de la validité du chapiUe général, G° Doni Rollel est cause que le Père Général est sans assistant et Saint-Germain des Prés sans prieur depuis longtemps, 7° d'ailleurs Dom Rollet uiérilait d'être déposé de sa charge car étant, en qualité de grand-prieur, proviseur du collège de Saint-Jérôme de Dole, au lieu d'y mettre des recteurs français et profès de Cluny. comme l'exigeait la charte de foudalion, il en avait mis déjà deux Comtois et Vannistes, et il avail rempli le collège de religieux lorrains ou comtois, tous vannistes. quoiqu'il y eût douze bourses [)Our les religieux français et cinq pour les Comtois, qui tous doivent être de Cluny ; de plus il a souffert f|u«' les visiteurs de Saint- Vanne y fissent la visite et que les recteurs allassent au chapitre général de Saint-Vanno et non à celui de Cluny.
\ la suite de ce rapport, el sur l'avis de son conseil, llichelieu, Iiien que gêné de frapper un honune qu'il avait tant soutenu jadis, i»l)ligea Dom Kollet à donner sa démission de grand-prieur; mais les termes étaient obscurs et captieux, et d'ailleurs celui-ci alla aussitôt attester devant notaire qu'il n'avait cédé qu'à la violence, t était se réserver le moyen de rentrer dans ses prétendus droits à la mort du cardinal. Dom Tarrisse le comprit et n'hésita pas à interroger juridiquement l'ancien grand-prieur de Cluny sur les trois chefs suivants : 1" Se regarde-t-il comme membre de la congrégation de Saint-Benoît ? 2° Veut-il accepter les offices de premier assistant et de prieur de Saint-Germain des Prés ? 3° Reuonce-t-il au grand prieuré de Cluny? Dom Rollet répondit négativement aux trois questions et, sur la demande expresse du Père <iénéral, lui envoya l'acte suivant, signé de sa main:
Te souscrit fr. Hubert Rollet, religieux profès de la congrégation <le Saint-Vanne et de Saint-Hidnlphe, de l'Ordre de Saint-Benoît, certifie à tous ceux qu'il appartiendra qu'ayant été appelé par Monseigneur l'Eminentissime Cardinal duc de Richelieu, abbé chef et général administrateur de l'abbaye et ordre de Cluny avec plusieurs autres de mes confrères religieux profès de la même Congrégation pour travailler à remettre l'ancienne observance de la Règle de notre Bienheureux Père Saint Benoît dans ladite abbaye et membres en dépendant, ainsi qu'elle se pratique ^ans la même Congrégation de SainL-Vanne et de Saint-Hidulphe, mondit Seigneur m'auroit pourvu
du titre de graiid-pricur de la dite abbaye et Ordre, afin de travailler plus efficacement et avec plus de fruit pour l'exécution de son pieux dessein : lequel ayant réussi assez heureusement, mondit Seigneur désirant affermir le bien commencé et le perpétuer à l'avenir, auroit uni ledit Ordre et la Congrégation de Saint-Maur pour ne faire (ju'un même corps de Congrégation sous le nom de Congrégation de Saint- Benoît, autrement de Cluny et de Saint-Maur, et ensuite de cette union le chapitre général d'icelle Congrégation de Saint-Benoît tenu dans ladite abbaye de Cluny m'auroit fait l'honneur de me choisir premier sénicur du régime et prieur de Saint-Germain des Prez les Paris, ainsi qu'il conste des actes dudit chapitre et qu'il ma été déclaré par lettre de Dom Firmin Rainssanl, définiteur et secrétaire dudit chapitre généi*al, desquelles charges j'ai prié le Très Révérend Père Dom Grégoire Tarrisse, supérieur général de ladite Congrégation de Saint-Benoît, et autres supérieurs d'icelle assemblés audit St-Germain des Prez me vouloir excuser et faire choix d'une autre |)ersonne pour exercer les dites charges, désirant me retirer dans ladite Congrégation île Sainl-\'anne pour continuer à lui rendre mes «levoirs, obéissances et assistances selon mon petit possible. Pour cet effet leur ai déclaré et déclare par le présent acte que je ne prétends rien en aucunes desdites charges. En foi de quoy j'ai signé le présent acte de déclaration pour leur servir en ce que de raison. Fait au prieuré de Sl-Marliu des Champs à Paris le 17 février 1637. Signé H. Roi.LET, avec paraphe. >
Peu après, Dom llollet était élu président de la congrégation de Saint- Vanne, qui certes n'avait pas du tout motif de se plaindre des démarches qu'il avait faites en sa faveur; il la gouverna à cinq reprises différentes. C'était du reste un religieux zélé, fort intelligent et habile en affaires. Il est seulement fâcheux pour lui ((ue peu de temps après que le chapitre général l'eut élu président, Dom Placide Le Simon eut à signaler de Rome que les Pères de Saint-Vanne s'agitaient de nouveau pour obtenir que la juridiction de l'abbé de Cluny fût restreinte aux seuls monastères de France : leur but était de s'agréger les monastères clunisiens qu'ils prétendaient avoir réformés en Bourgogne et en Franche-Comté. Ils s'autorisaient de l'exemple du prieur de Saint- Martial d'.Uignon. très opposé à l'union avec Saint-Maur, — le même qui avait l'année" précédente supplié Richelieu qu'on le laissât mourir en paix ^ — que le cardinal Barbcrini, en sa qualité de protecteur de tout l'Ordre de Saint-Benoît, venait de dé-