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le (Mi'iliiial se soit réservé les collations, ce n'est pas à dire (juriles (l(ti\(Mit être réunies. Et pour ceux qui dépendent des ollices en l'Ordre de Cluny. ils sont si rares qu'à peine pourroiton en trouver trois ; jiour les autres Monastères, il y en a quelques-uns, mais la collation des offices n"en a pas été jamais plus grande ni plus petite et en tout cela, il ne s'est fait autun changement dans le Concordat.
» En un mot. la difliculté se léduil aux intérêts seuls de la Daterie, et nous n'enq)eschons iprils ne prennent leurs mesures ei qu'ils fassent leurs exceptions comme ils ont déjà fait pour ce (|ui repartie la légation d'A\ignon. »
On attendait le résultat de la dernière assemblée de la congrégation romaine quand vint Theure de tenir le chapitre général convoqué à l'abbaye de la Sainte-Trinité de V'endôme. Avant de «juitter Paris dans le courant de mai pour s'y rendre, le Père Général écrivit une dernière fois à Dom Placide Le Simon pour l'exhorter à obtenir les conditions les plus avantageuses. Il le priait en même temps d'envoyer au déliniloire du chapitre général la minute de la bulle, afin qu'on pût en examiner les termes et les conditions avant de l'accepter : le Père Procureur lui répondit que c'était contraire aux usages, qu'on ne rédige les bulles que (fuand l'affaire est achevée, conclue et signée, et qu'à ce momentlà on ne peut plus les corriger. Dom Tarrisse dut se contenter de lui rappeler les points principaux sur lesquels il ne devait point céder : c'était « que les religieux. Abbés ou Prieurs etc. ayent l'usage des fruits de leurs bénéfices à leur volonté : car, outre que c'est une chose honteuse d'en parler, c'est renverser les Bulles qui veulent que les fruits soient affectés à la Communauté, outre les autres inconvénients qui naissent de cet usage. » Pour ce qui concerne la jurisdiction des Abbés et Prieurs etc., il faut tascher qu'on n'en fasse aucune mention, mais qu'on demeure dans les termes des Bulles et dans le droit commun, lesquelles Bulles portent les clauses qu'on a dessein de mettre dans les Bulles d'union. Car autrement, cela cause des désordres dans im corps de Congrégation réformée, parce qu'eux ni les religieux de ces Monastères ne seroienl plus du corps do la Congrégation doiit ils sont membres. )i • Il lui signale aussi qu' « il semble qu'il y ait de la fraude dans
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l'article du dernier décret où il <'sl dil. loucliaul les privilèges, que l'on conserve li's [»ri\ilèges ulvi'iin' coinj)clcnUa, comme s'il \ouIoit dire que chaque corps jouira de ses privilèges qu'il avoit avant l'union, et par ainsi qu'ils subsisteront encore tous deux dans leurs droits séparément, ce c|ui esl contre la nature de l'union et un sujet de di\isioii dans l'avenir. »
Pendant ce temps, la congrégation cardinalice avait tenu à Rome une assemblée qui aurait dû être la dernière et, en dépit des efforts zélés du cardinal Bagni, les résultats avaient été piteux. l)om Le Simon les avait, aussitôt connnuniqués à Dom Tarrisse dans une lettre du IS juin. Le définitoire ^ lui répondit sans aucun retard. Par les premiers mots de la réponse des définiteurs -, on voit que Dom Le Simon, découragé de Aoir tant d'efforts inutiles, a\ait conseillé de suspendre l'alTaire et d'attendre un autre pontificat, qui sans doute ne tarderait pas. Les définiteurs décidèrent depoursuivre l'obtention de la bulle, puisque somme tonte l'affaire était en meilleur train que par le passé. Ils indiquent un changement important à faire au texte de l'article II touchant les fruits et revenus des bénéfices simples, car cette expression semblait indiquer que le |)apc ne voulait pas que les fruits des bénéfices conventuels fussent mis en commun. Ils ne trouvent pas beaucoupd'inconvénient à ce f[ue la bulle ne fasse aucune mention des moniales. Comme le Père Procureur a fait espérer qu'il pourrait gagner quelque chose sur la faculté pour les religieux réformés de posséder des abl»ayes et prievn-és conventuels électifs, on le pried'y veiller, bien (|u'il n'y ait pas trop lien d'en espérer et que cela n'arrivera (pie rarement. De même, au sujet de l'élection de l'abbéde Cluny, (ju'on a eut réserver aux seuls religieux non réformés, qu'il représente que les anciens sont à peine sept ou huit à Cluny, alors que les réformés sont bien cinquante, et que dans ces conditions il serait injuste de dire que les premiers font la comnmnauté.
On voit que jusqu'ati dernier moment le cardinal dataire avait maintenu les deux points qui lui tenaient le plus à cœur, comme
1. Lo Père Général et tous les supérieurs étaient absous de leurs Chartres dès la première séance du chapitre général, et- la congrégation était •ilors gouvernée par les neuf définiteurs.
?. CeUc lettre en latin est à l'Appendice, n° 200.
33G i!i( 1111 ii:i i.T j \ nLioHML mo.nastioi e
<;i|>;il)li,'s ;i tMi\ seuls dt' dolniin' riinioii. l;i libre disposilion des bénéiiecs pour- les tilulaircs, el l'abbé de ([^luny non élu par lo clKi|)ilro général : ra\eiiii- allait Irisleinenl léaliscr ses espérances. I.e bilan do l'année 103'.> <'lail bon pour lui : l'union se trouvait plus reculé".' (juà la (in de l'année précédenlc. C'est encore à son insligalion <pie le \iee-li'gal d'Avignon écrivit dans les derniers jours de 1039 au cardinal de Uiclielieu pour lui représenter tous les iiicon\<'iiieiils ([uallail riilr.iîiKM- ruuiou que l'on poursui\ail. Jlicli(;licu envoya à A\igiioii le cliei' de son conseil, Fouquel, qui démontra au \ice-légat combien toutes les objections faites étaieiil absurdes cl lui laissa dos mémoires sur la (jueslion. Son voyage lit encore découvrir à Fouquct quels moyens on prenait pour arrêter l'affaire, et il n'eut pas de peine à acquérir la preuve <.|uc le piieur de Saint-Martial y enq)loyait toute sorte de fourberies cl do grosses sommes d'argent (ju'il distribuait aux ofliciers de la Cour pontificale. Malgré ces preuves faites, Richelieu consentit, l)0ur que le vice-légat et la Cour de Rome n'eussent plus rien à objecter, à ce qu'on laissât les cliose? dans l'état actuel pour tout ce qui se ti'ouvait dans la légation (]' \\igrion, soit en ce qui concerne les bénéfices, ou les offices claustraux, offrant môme des indemnités, s'il y a\ait lieu. I.e prieur de Saint-AIartial consentit aussi, non sans peine, à ce qu'on lui donnât un coadjuteur.
Ce désintéressement et ce calme peuvent surprendre, si vrai- '^Ê anent le cardinal de Richelieu était ce qu'on a dit souvent \ Au
1. Il est curieux tic rapprocher de tels «iclos de modéralion et de calme palience des mots comme celui de Guy Patin : « Richelieu ressemblait "j Tibère ; c'était un atrabilaire qui voulait régner, nn Jupiter massacreur ;>, ou celui de .Monles(iuieu, à peine moins injuste : n Quand cet homme n'aurait pas eu le despotisme dans le cœur, il l'aurait eu dans la tète ». (Esprit des lois, 1. V, ch. X). Combien Sainte-Beuve, avec son sens critique si avisé, a-t-il mieux vu le fond de discrétion du caractère du grand ministi'e, ■quand il dit : « Richelieu, dans toutes les rélornies qu'il propose, se montre plein de modération ; il tient compte des faits accomplis, et. dans la correction des désordres même, il veut qu'on procède avec douceur et mesure. Il est un de ces architectes qui aiment mieux corriger les défauts d'un ancien bâtiment et le réduire par leur art à quelque symétrie supporlable, que de le jeter à bas sous prétexte d'en rebâtir ensuite en autre tout Iiarfait et accompli. Quelque ardent qu'ait été le caractère de Richclit-u ■fl son feu d'ambition, il reste évident que son esprit au fond est ju^'ic })ar essence et bien tempéré. » (Causeries du lundi, t. VII, p. 263).
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cours de CCS inlonuiuablcs et stériles négociations, c'est ù peine si son nom apparail. Le concordat d(! décembre lOo-i élait son œuvre pQurlant; il en a\ail longuement pesé les lerjnes avant de le signer, il a\ait dû iaire un etïort persoimel pour surmonter les répugnances (jue manifestait le Grand-Conseil pour son enregistrement ; il y \oyail le moyen certain, infaillible de réaliser son grand dessein <le l'union de tous les Bénédictins de France en un Aaste corps bien dis(i[)Iiné, et solidement armé pour l'accomplissement de leur mission. Or depuis cinq ans entiers il \oit dépecer sous ses yeux, déchiqueter cbacun des articles de ce concordat, il le voit réduit à l'état de sfiuelelte informe, ne rappelant plus (pie très \aguement le corps juimitif, et il se tait. 11 se tait, ab^rs (ju'il est le ministre toul-i)uissant, qu'il a dans sa main le Conseil privé du nn et le Crand-Conseil : il se tail, alors qu'il pourrait faire tout n'gier, tout décider, tout organiser par le pou\oir laïque. Sans doute il aurait pu éprouver quelque résistance du côté du Parlement, mais moindre à coup sûr que celle qui lui est venue de Rome. Et il s'agit en somme de religieux français, tous sujets du roi, habitant des monastères français sur lesquels le roi a des droits. Après tout. Iiiclielieu n'a pas tant <.le i-aisons de ménager la Conr de lionie en cette lin d'année 1639. Elle lui refuse dei)uis longtemi)s h) g(';néralat de Citeaux et celui de Prémontré ; son ami. le Père Joseph, est mort sans avoir reçu ce chapeau de caidinal qui a été demandé tant de fois pour C(i grand et saint religieux : elle lui a refusé la nonciature de Paris pour Mazarin ; juieux que cela, elle vient de rappeler le nonce Hologneti sans même dire au roi qui le remplacei'ait ^ et a envoyé comme nonce à Paris Mgr Scoti, connu à Home comme lun des plus ardents partisans de la faction espagnole.
Et voilà l'homme que tant d'éerixains ecclésiastiques ont traité <lc gallican ! X'est il pas plus sage d'avouer, avec Dom de Vie, lequel a eu en mains tous les documents et a étudié l'affaire dans le plus grand détail. (|ue le cardinal de Richelieu s'est toujours montré très fidèii' olser^afeur des règles de la juridiction ecclésiasticpie, Scdis Aposlolicic observanlissimus eiiLs<ine iurisdictionis acenimus delensor?
1. \'oir de l^lassaii. Ilisloirc de In (liplonialia (raneaise, l. III, p. 51.
< 'ardinal de Kidiclieii. 22
niCIILLIEU CT I.V ULFOUMi: MONASIIOIE
Le récit, même abrégé aiilaul c[ue nous ra\ons i>u, de ces miilliples et pcrsé\ émules négocialioiis i)eiil seinl)ler lastidieux; les points discutés cl les précautions prises de pari et d'autre peuvent paraître choses un peu menues, et peut-être l'aul-il, pour ai»précier toute l'importance de ces piiVisions, connaître par expérience les conditions de stabilité, de tian<(uillité et de l)On ordre qui sont indispensables à la \ie religieuse. (Jui)i ([u'il en soit, nous nous serions \'olontiois contenté d'indiquer à grands traits la marche des pourparlers et d'en donner une physionomie d'ensemble suffisante pour exj>li(|U('r rc'chec linal. si uiUis n'a\ions eu loul d'abord le souci de fournir des preuves sérieuses en laissant parler les documents eux-mêmes, parfois au prix de longueurs inévitables, et si par-dessus tout, nous n'avions reconnu que ces diflicultés provenant de la Cour de Rome ont eu une g-rande répercussion dans tout le cours du XVIP et du XVIIP siècle. Ceux qui ont étudié d'un peu près l'histoire des monasières français durant ces deux siècles sa- \ent en effet que les c[uestions soulevées poiu* la première fois au Jcnips de Richelieu sont les mêmes qui se réveilleront par intermittences jusqu'à la Révolution française ^ La physionomie que prendra la congrégation de Saint-Maur, celle (|ue prendra l'Ordre de Cluny se dessine à ce moment, qui forme un nceud de l'histoire de la vie relig'ieuse en notre pays, et cela nous fera regretter d'autant plus qu'à l'origine il y ait eu un désaccord si profond cnhe l'autorité ecclésiastique et le i^ouAoir civil.
Dès janvier lOiO. le Père Général indique à Dom Le Simon les clauses principales qu'il faut absolument faire insérer dans le Itref d'approbation. îVabord il est nécessaire, dans la restriction : Dummodo Constilulioncs congre rjatiojùs Sancti Mauri per Cluniacenscs obscrvandcc sint slrictifires, ohsenanda iUa qua vive-
1. ("oci n (Mo clc\ino très cxaclomcnt par M. F.dmiind Bi~liop: I hâve just 8aid Uial; fhc spécial question of « Richelieu and the Congrégation of St Maur » is one to be appreciated rather from the point of view of Ihc world... if a right judgrnent is to be come to on that Bénédictine revival in France in the scvenfeenth ccntury, which is far and away the most considérable and important part of the history of the Ordcr in the modem centuries. (Article cité, p. 2S8").
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balur in diclo Ordine Cluiiiaccnsi, de supprimer le per Cluniacciises, et écrire simplement : Uiimmodo com:litutioncs Sancli Mauri in dicla confjmfialione oluscrrandie sinl slnicliores, etc. l'e léger changement fera (lis|>ai;ulrc plusieurs difficultés importaïUes, et il est peu crovahie quou ne laccorde [)as. Il faudra aussi faire mettre au préamiiule ((ue c'est à riiistauce du roi, du cardinal-ministre et des sup(''r-icurs majeuis que la ratilicalion du concordat est demandée, tout en prenant ses pn^'cautions pour «jue les mots tntuni Ordinem n'inildides no puissent s'entendre en ce sens qu'ils ont pouvoir de tout le corps, car cpielque religieux brouillon pourrait objecter dans la suite qu'on a exposé faux, et qu'on s'est appuyé sur un pouvoir qu'on n'avait pas.
Une question bien plus importante encore est celle de l'électiort fie l'abbé de Cluny. « Si elle se pouvoit faire ou par les chai>itres généraux, ou par les supérieurs de l'Ordre, à l'exclusion des nonréformés, cela nous tireroit de grandes difficultés à cause du mélange des anciens » ; mais juiiscpie les Romains veulent qu'elle soit faite par le chapitre particulier de l'abbaye de Cluny, il faudra au moins mettre que l'élu devra être un religieux de la réforme et sera de (fieinio Patnun dichr congicgalionis, car ceci ne préjudicie en rien aux intérêts de la daterie ; et il faudrait aussi ajouter la clause : qui qiiidem abbas sua aurloritate uletnr in (idministratione et exercifio sui niuneris, secundum consliiuliones dicla'. congre gnlionis cl jurUi rcguhtmcnUi ah cisdeni cajnlulis generalibus pricscripla.
Au sujet des privilèges, '1 faudra tâcher de faire enlever la restrictive dummodo sml in usu, et ensuite faire insérer en termes formels que le pape a[)prou\e et confirme tout ce qui a été fait depuis le concordat, supplée à tons les défauts et manquements <jui auraient pu être commis en f[uelque manière que ce soil. Si pourtant cela de\ait retarder l'affaire, il ne faudrait pas insister, car plus tard par un bref particulier on pourra plus facilement obtenir la ratification de tout ce qui aura été fait depuis le concordat jusqu'à l'expédition de hi bulle, puisque cette ratification ne peut léser les intérêts de personne et n'est faite que pour lianqudiiser les consciences.
r>om Tarrissc prie aussi le Père Procureur d'appuyer à Rome la demande d'un coadjuteur pour le recteur du collège d'A\ignon,
3i0 niciiEUEL i:i '.a rlioumi: .\iu.\astioil
€l lui cite rexemple d'une semblable laveur accoidée jadis pour une place dans le Uième c(jllège. u On ne conçoit pas pourquoy tant de diflicullés à notre égard et si ])eu pour les autres. » Le cardinal dataiie, qui voyait la oonui/ission i)Ontiiicale de plus en plus l"a\orable à l'union, et les supérieurs de Sainl-Maur de plus en plus conciliants sur la plupart des difiîcultés, sentait approcher le moment où l'on se mettrait cnlin daccord et où il lui faudrait sexéculer et faire expédier la bulle. A Paris, on espérait mênjo que tout serait fini pour la fête de. saint. Benoît, 1«> 'Jl mars. Aus^i avait-il saisi avec empressement, rojnnie il a\ait fait Tannée ))ré- ■cédente lors des dénonciations ridicules du prieur des Roziers, l'occasion que lui offrait une opposition faite par le vice-iégat d'Avignon, et en a\ai(-il prolité junir multiplier et différer à nouveau les congrégations (jui de\ai<.'nt i-égler les derniers points en litige. « On l'orme une difficulté touchant le pais de légation ; mais il semble, dit le Père Général, qu'on y avoit suffisamment pour\eu dans le projet envoyé, en disant qu'elle demeureroit au regard des bénéfices comme auparavant l'union. Peut-être seroit il mieux de la laisser comme cela, même quant aux offices, que de s'engager à payer des annat^s ou souffrir des restrictions pn*judiciables pour ce qui regarde l'intérêt général de l'union : car d'empescher que l'union n'auroit pas lieu en toute la légation, si on y comprend la Provence et le Dauphiné, cela seroit trop inutile: c'est assez qu'ils réservent leurs droits et qu'ils n'empeschent pas le bien. » Bientôt les différends qui s'élexèrent entre la Cour romaine et le maréchal d'Estrées à la suite de l'affaire de la Trinité-du-Mont et du meurtre de l'écuyer de Rouvray, puis la sortie de Rome de l'ambassadeur français irrita' fournirent au dataire une excellente occasion de tout retarder encore une fois. Les supérieurs sollicitèrent alors la confirmation du concordat par le Grand-Conseil : elle fut obtenue le 14 novembre suivant '.
Pendant ce temps, des incidents graves s'étaient passés nu collège de Cluny. à Paris, montrant sur le vif les détriments qu'entraînaient pour la discipline religieuse et le bon ordre les retards apportés à la sanction définitive et officielle de l'union.
ui(,iit:LiL;i) M'.r.ù dg clu\y. 1640. 341
\'ous les n'suiiiorous en quelques mois. En vertu du concordat, les Maurislos devaient reprendre le collège de Cluny, et tout pei-MielLait d*es()(''rer qu'ils eu pourraient fairi; en peu de temps une florissante maison d'études. Mais Dom Lemperière était là et «■omplait l>ien jjrofiter de la situation indécise où l'on se trou\aiL jiour y rester «'nvers et eonire tous. Il n'avait pourtant (juc le litre d'adminisliateur, oflice tenqwraire ad nulum abbalis : afin de le transi'ormer en bénéfice, il fit offrir à Riclielieu de résigner sa charge en sa faveur à la condition de la garder lui-même jusqu'à la mort. Le cardinal rejeta sans hésiter cette proposition. Dom Lenq)eiière sadressa en Cour de Rome, présenta son office comme un bénéfice simple sans charge d'àmes, et demanda ses provisions, cpiil obtint. Dom Le Simon appela aussitôt comme d'abus de celte concession irréguiière ; mais Dom Lemperière se mil quand même à exercer son droit de possession : il agit en njaîlie, chasse les professeurs, achève de tout bouleverser, conti-acle des dettes, ferme l'oreille aux remontrances et aux plaintes (|ui lui sont adressées, refuse de recevoir la visite canonique de Dom IMacide de .Sarcus \ nommé par le chapitre de 1639 vicaire général de l'Abbé de Cluny et commissaire du régime, agréé et confiinié cornuK^ tel par Richelieu. On le cite pour ce fait au conseil du cardinal, il prétexte une maladie pour ne point comparaître. Richelieu cliarge Dom Pierre Bédacier d'aller l'interroger sur place : il détourne l'interrogatoire et répond tout autre chose que ce (]u'on lui demande. Dom Grégoire Tarrisse fait alors lui-mênu; la visite canonique- de ce collège, qui dépend de Cluny, et par conséc|uent de la congrégation de Saint-Benoît : il est reçu, prend les mesures nécessaires et promulgue des ordonnances. Dom Lemperière refuse de les accepter et de rendre aucun compte du temporel, sous prétexte qu'il ne fait pas partie de la congrégation, qu'il s'est agrégé jadis à l'Ordre de Cluny, mais à la condition expresse qu'il ne serait pas soumis aux constitutions de la congrégation. L'affaire va au Conseil privé * : Dom Lemperière est condamné et les ordonnances de Dom Tarrisse maintenues. Celui-ci écrit au procureur général d'empêcher que le moine