‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 156 sur 183 · Ibid., n° 21G · texte numérisé non relu

Ibid., n° 21G

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Malgré les nombreux écliccs des années précédenles, ou conservait en France, au début de lOil, quelque espoir d'amener enfin l'affaire à sa conclusion. Le Père Général nudiiplia les lelti'cs de recommandation : il en envoya à l'ambassadeur signées du roi, de Mazarin et du procureur général près le Parlement, toutes fort pressanles en faveur de l'union ; on en joignit d'autres, à remettre aux cai'dinaux Harberini" et Biclii. L'ambassadeur avait écrit le 7 janvier à Louthillier de Cha\ igny : « I>e cardinal Bichi ^ m'a dit qu'il falloit petit à petit faire les choses et commencer par celle de Sl-Maur. Je lui ai <lit ((uil y avoit 2 ans passez au mois de septembre que la i»arole m'axoit esté donnée que cette affaire la avoit esté résolue, et que je croyois (pie Mgr Bolognctli en a\'oit parlé en cette sorte quand il estoii en France. Je me suis toutefois accommodé a son opinion et a son sentiment en attendant que je sois informé plus précisément de la volonté de Sa Majesté, ne sachant point si de delà il se seroit pris de nouveaux expédients sur celte affaire. »

Il savait maintenant la volonté du roi et du cardinal de Richelieu, il pou\ait aller de l'avant. « 'l'out le monde embrasse cette affaire, tant elle paroît avantageuse à l'Ordre. Mgr Mazarin dit avoir \eu une lettre du cardinal Bichi disant que l'affaire de l'union étoit accordée, excepté une clause que le Procureur ne veut accepter sans avertir le supérieur général. » Dom Tarrisse, mieux informé, s'empressa d'écrire à Mazarin que « celte clause étoit non seulement un refus, mais pire qu'un refus, puisqu'elle minoit non seulement la réforme, mais renversoit toute la religion par les fondements, rendant les religieux propriétaires, et ensuite la condition des religieux libertins meilleure que celle des bons. » Le Père Général, dans une \isitc qu'il fit au nonce, n'eut pas de peine à lui faire comprendre qu'en donnant aux religieux titulaires des bénéfices, soit abbés, soit prieurs, la juridiction sur les moines de ces abbayes et prieurés, et surtout en leur laissant la libt>rté de jouir des revenus, la Cour de Rome voulait clairement donner à entendre qu'elle ne voulait pas accorder l'union. La nouvelle exigence du cardinal dataire, qui prétendait exclure-

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