‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 159 sur 183 · T.c m.irqiiis do Fnntonoy · texte numérisé non relu

T.c m.irqiiis do Fnntonoy

itK iii:i.ii;r Aiiisi'; m: (i.l.ny. lOil. 353

l'un nielle la reslrictive de la jitiii.ssance «lu revenu el de la juristliclion absolue, ils sont davis qu'il vaut mieux souffrir celte clause, moyennant la<]uelle ils croyenl «jue ceux qui oui voulu nous faire déclarer incapables des bénéfices n'y penseront pas et se conteiileront de la présente clause. Ce qui nemj)eschera pas V. R. de m'ecrire sur l'une el sur l'autre |)rc>position de celle Cour, car en cas ([u'ellc jjcrsisle absolument dans la seconde, scavoir de nous déclarer incapaldes, latpiellc ils poui'ronl peut être restraindre aux seules aitbayes et prieurcz conventuels, sui- l'une et sur l'autre desquelles dinicullez je me dispenseray de dire mon avis particulier, me contentant dasseurer V. R. que j'executeray ponctuellement ses ordres la tiessus. Si V. R. veut, on poui-ra peut être venir a bout de faire excepter les conmicndataires et titulaires non reformez a ce qu'ils n'ayent jurisdiclion sur nos confrères qui en tel cas seront gouvernez par les supérieurs reformez. Sur <pioy il y a des raisons de pari el d'autre. );

(/était l'écroiileinonl délinilif du ])rojcl d'union. Ainsi lloinc voMJail à la fois que les religieux iionini'is abbés coniincudataires ou j)ri('urs titulaires eussent juiidiclioa sur les moines de ces abbayes ou pj-ieurés, ce qui allait dircclemcnt contre l'obéissance el le l>on ordre el no pouxail iju'éncrver la discipline régulière ; «l'autre part elle exigeait que les mêmes religieux eussent la libre <lisposition des fruits de leurs bénéiices, ce qui allait directement contre le xnni de pauvreté. Si les supérieurs de la congrégation consentaient à ces deux points, pcut-èlrc iièrmcUrait-on aux religieux réfoiinés de recevoir des bénéfices en titre. Kl cela au bout de six ans cl demi de négociations !

Le Père Général, désolé de voir lalTaire de l'union aussi avancée (|u'au commencement, en\oie son jjrcmier assistant, Dom Jean Ilarel, rendic visite à l'ambassadeur en ('our de Rome, le marquis de Fonlenay-Mareuil, avani son df'part de Paris, et aussi au Procureur général du Parlement, son intime ami. On apprend à ce moment qu'où fait de grandes instances à Rome pour la sécularisation de l'abbaye Saint-Scver cap de Gascogne, instances c|u'encourage l'évêque d'Aire : « on ajoute même que les lîulles sont à la comi)onende, (|uoyque nous avons déjà traité avec l'Abbé et les religieux de ce monastère : nous a\ons tout intérest de nous \ opposer et d'empesclicr ce mal. On est surpris qu'on soit si facile à donner des Bulles pour la dcstruclion el la ruine de l'Ordre

l'ardiiial Je Itichelieu. L'3

354 aicutuEL eï la KÉrou.MF. .\t(i.\.\siioi e

pondanl (ju'oii l'osl si peu pour la Uél'ornie et le rélablissemenl »; hoiii Placide est prié de s'y c)[)poser rortenient.

Dans ba letli-e du mois de juillel, le Père Général dit au Père I-rocureur « cpi'il a fort sagement fait de ne pas accepter la clause de la jurisdiction des Abbés aux termes qu'on vouloit la concevoir cl lui envoyé la clause restrictive sous laquelle on pourroit l'accepter, s'ils \eulent la i)asser, seavoii- :

")) Scil inoiHtsIcrin ipsii cl ptioidlus in uinnihufi juiimcruin lilnliiin Cdllidiruîn, udlurain de ilUi pcr illos jiio Icmpore obliitcnles, scu (luibus collati aut coinrnendati fucrii}l, canulcni [111 isdiclionem in mis ar Uhcrnin disposilinncni (ju<>i uni<uin</uc fi uctuuni cl leddiluitni connndcm, veliquasque prnero(jalii(is, fandlales iclincanL jiroitl haclcnua habuerunt ; perindc ac si unio Intiusmodl Coufjvcynliuniim [acla non [uisset. — On demande réponse claire et précise là-dessus. »

Le 20 juillet, le Père \'isilcur de la 1 province de France, Dom l'innin Rainssant, va à Reims afin d'olitenir des lettres de rcfonunandation de Richelieu et du roi : « celles du Roy donneront, <Ii^ l'auloi-ité, celles du cardinal animeront peut-être la cour de Rome. » Par malheur, le cardinal Ragni meurt à Rome le 24 juillel IG-il : « C'est une perte considérable pour notre congrégation, qu'il aimoit, qu'il eslimoit et (ju'il souhaitoil servir dans cette affaire de l'union \

» -M"" le cardinal de la Rochefoucauld rcjuseille au 11. P. (jénéral d'assembler des personnes intelligentes sur notre affaire pour trouver des facilités de la finir en offrant de dédommager la Daterie au sujet de la réunion des offices et leur asseurant quel- <pie chose de fixe et de perjiéluel. » Le Père Général se rend volontiers à ce conseil qui \ient d'un homme qui a vécu quatre ans à la Cour pontificale, qui par suite en connaît les habitudes et il écrit de nouveau au Père Procureur. R s'étonne « qu'on fasse tant de difficultés sur notre union si conforme aux Décrets des P'apes, des Conciles et de celuy de Trente c|ui ont toujx)urs désiré la réunion des Monastères et des religieux du même Ordre, ainsi

1. 'f)om Mège dit de lui, p. à'il : Oueni monasficae disciplinao parcntom merito dixeris, , omnibus religionis seclatoriliu* patrocinium iinpondit, et nos imprimis parentis affeclu fo\obat. Cujus memorioiii aelcrna vea-^rar tionc colendam ainpleclimur.

UICIIDLIEU ABBli DK CLL.W. IG'll. 355-

qu'on vcoil par !c chiiijilre : « In siiKjulU de Slalu Monachorum, » par le Concile de Trcule, Sect. 23, chap. 8, qui ne désire que réunion ; et si on ne l'a exécutée, ça été par les difficultés qu'on a rencontrées aux personnes (|ui n'ont voulu s'iniir ensemble. Et nous, au coniraire, désirant de satisfaire à rintention des Papes et des Conciles, (|ui convenons et sommes de bonne intelligenceavec Cluny : (|uc s'ils sont fondés sur (fuelque intérêt temporel^ (pi'ils le disent ; on leur doiniera toutes les asscurances.

» Ouant au Cliapifre Général cl au Concordat, on ne peut piondre prétexte (|u'on ait oiïensé le St-Siège sans en avoir demandé la jiermission, car les délais ont été bien longs, et d'ailleurs le Concordat et le Chapitre ont été faits sub luturo beneplacito Pontilids ei ainsi on n'a pas sujet de se plaindre. »

Le Père Général réfutait une dernière fois, en termes très énergiques et sur un ton très net, les autres objections que la commission romaine représentait obstinément :

« Ouant à la diflicullé qui regarde l'Abbaye de Cluny qu'on craint de mettre entre les mains des religieux et d'un Chapitre, il faut dire ou, qu'ils ignorent l'état de Cluny — ce qu'on ne croit pas — ou bien ils dissimulent; car, que l'union se fasse ou ne se fasse pas, toujours l'Abbaye est en élection, et c'est au Chapitre de Cluny à la faire : ainsi, l'Abbaye ne peut être qu'entre les mains des religieux, selon même le Concordat de Léon X et selon l'intention des autres Papes et Rois, et le Chapitre est en j)Osscssion. Le Pape même régnant aujourd'huy, comme il a été remarqué cy-dessus, ordonne en termes exprès dans la Bulle de W le cardinal Duc que le premier Abbé qui luy succédera ne pourra être qu'un religieux \ et par ainsi les inconvénients cfu'ils craignent demeurent et eussent demeuré quand on n'auroit jamais parlé d'union: la seule différence qu'il y auroit après l'union est que l'élection, qui s'éloit faite par le seul Chapitre de Cluny, se fairoit dans la suite par le Chapitre Gnal, c'est-à-dire ftar neuf Définiteurs, tout ainsi qu'ils ne sont que neuf qui com posent la Voulte de Cluny. Lequel changement n'altère aucunement la nature des choses çt ne porte aulcun j)réjudice aux droits et intérêts <lo la Com' de Rome, et néanmoins évite les inconvé-

1. NoiiP avons rnppolé ce passage de la bulle de confirmation du cardinal de Richelieu à la page 270.

350 niCIlELIEU ET LA IlÉl OHME MONASTIOl E

jii<Mils <jiii i>(Mi\0Ml ;irri\(M- de roloclioii lailc par un Monaslcrc j)articiilier ; (-ar, de tjucl(|U(' inaiiièn' (|uc se fasse rélcclion de l'Abbé, il laul aller ])rendr<^ les Huiles de condrniation cl prcn- <li-e titre îles liénéfices et \acations ad\enant aussi bien d'une l'ueon (jue d'autre : el dans l'élal où est aujourd'huy l'Abbaye •SOUS M"" le cardinal, il y en aura loujoin-s moins qui vacquent à llonic «luil y aura jamais, à cause de l'induit de M"" le cardinal <jui ne peut être iirévenu de 8 mois \ Ainsi sera-t-il des autres cardinaux et puissants Abbés, tellement que rafi'aire bien considérée, ils trouxet'ont (jue le préjudice sera toujours plus grand •en (pKdque étal (jue soit l'abbaye qu'entre les mains des religieux ■îiuxquels ne i>eut-on même l'cMer que par une autorité absolue ; <jue si, à l'exlrèmitc, ils ne l'ont dilliculté que sur le changement <Ie l'élection laite par le Chapitre de Cluny, il peut promettre •qu'on la faira selon l'ancienne coutume, par ledit Chapitre.

» Touchant la difficulté des moniales, qu'ils fassent ce qu'ils jugeront à propos sur cet article, car on ne peut comprendre ce (pi'ils désirent de nous.

» Pour ce (jui est de s'étendre hors du royaume, qu'ils mettent la <?lause qu'ils voudront, car on verra dans la suite ce qu'on aura à faire. Ouant à l'article de la réunion des offices, qui ne sont en vérité de nulle considération, que Rome prenne les moyens qu'elle voudra pour se dédommager. »

Si l'on voulait résumer en quelques lignes ce qui a été dit au «ours de ce long chapitre, la situation pourrait se préciser ainsi : Le cardinal de Richelieu, qui depuis longtemps songe à réunir en un seul corps tous les Bénédictins français en même temps <ju'à introduire la réforme dans l'Ordre de Cluny dont il est chef spirituel et administrateur général, s'adresse aux supérieurs «le la congrégation de Saint-Maur, ayant \ti que ceux de Saint-Vanne, à cause de leurs vues trop humaines et de leur dessein évident ■d'accaparement, ne lui pou\aient donner pleine satisfaction. Dom

1. C ost-à-dirp que Richelieu avait obtenu du pape un induit empêchant toute autre personne de jeter le dévolu sur un bcnélice de l'Ordre de Cluny -ivanl la fin du huitième mois écoulé depuis la vacance.

lUCIlELlIil AnP.K DF. CI.UNV. lOV^. 357

Grégoire Tarrissc et le l*èrc Joseph se mettent à l'œuvre et oa conclut assez rai)i(lcnicnt un Iraité où les intérêts de tous étaient ménagés, où aucune loi uélait violée, où toutes les précautions étaient prises pour l'avenir. On n'avait pas mis Cluny, et on ne |tou\ait guère le faire, au môme rang ([ue les autres abbajes de l'rancc où on avait ialioduit la réforme de Saint-Maui- : il eût sans doute paru odieux de ne rien conserver de cette organisalion clunisienne c|ui depuis tant de siècles avait brillé d'un vif éclat dans l'Europe entière. Pourtant on avait assuré les conditions essentielles d'une réforme sérieus.c et eflicace. Le cardinal de Ilichelieu abandonnait sa juridiction sur l'Ordre en gardant les revenus de la mense abl)aliale, ce qui équivalait à mettre riuny en eommende, comme l'étaient les autres abbayes ; il confiait le gouvernement à un religieux réformé élu par le chapitre général, l.(>s anciens devaient conserver paisiblement jus([u'à leur mort, leurs prébendes, bénéfices ou offices claustraux, qui après eux devaient être unis à la mense conventuelle, ou bien, s'ils le préféraient, les résigner de leur vivant à la communauté des réformés contre une pension qui leur eût permis de vivre à part, dans dc& bâtiments spéciaux, sous l'autorité de l'un d'entre eux. Mais ils ne pourraient plus recevoir de novices et ne devaient plus s'ingérer en rien dans le gouvernement de l'Ordre, n'ayant plus voix ni an chapitre général, ni dans les chapitres particuliers des monastères. C'était là. du reste, la condition qui avait été faite^ dans les autres abbayes réformées, à ceux des anciens qui s'étaient trouvés trop âgés on trop peu zélés pour embrasser la nouvelle observance, et personne ne s'en plaignait. A Saint-Denis notamment, la plupart des anciens s'étaient retirés et vivaient pres- (|ue tous en prèties sécidiers'.

Le roi Louis XII l et le pape Urbain VI II avaient approu\é pleinement et dès la première henre les conditions de ce concordat. Il ne restait ([u'à lui donner, à Paris et à Rome, la sanction officielle. Malgré ({uek[ues h(''sitations du Grand-Conseil, influence par les oppositions de religieux l)ronillons. inirigants et relâchés,

1. \ uir une lollro, du roi au conilc. fie \ouillci?, dntcc do Sainl-Germniu on I.ayo, i juillet lG3'i, dt-inaudant pour un ancien religieux de Saint-Denis, llls du maître des requêtes de Chnunes, le transfert dans l'Ordre de Saint- .lean de Jérusalem. (Aff. Elr.. Home, t. 'j8, fol. inO).

3j8 iu( Mi:i.ii:i et i\ iiiiroRMi: monastioie

Je loi put se l'aire obéir assez \ite : le pape, âgé et faible, subissant riiil'lueucc espagiiob*, n'y devait jamais parvenir. Dès la première heure, les diffieultés soulevées à l\ome montrèrent, à n'en point douter (jue la résistance serait tenace, ardente, passionnée, ne j)ren(lrail acte des concessions faites (pie pour en exiger de nouvelles, fussent-elles absolument incompatibles avec J'essence même et la pratiipie des \œux de religion. Tous les j)rétexles finenl bons pour différer les résolutions, ajourner les réjjonses : on créa des difficultés qui n'existaient pas ou que bi simple bon sens sullisait à résoudre, on sembla même par moments s'irriter de la i)atience inébranlable du cardinal de Richelieu et des supérieurs de la congrégation de Saint-Maur : on arriva cnlin -à tellement dénaturer le véiilable esprit du concordat, après sej)! aimées entières de l'cmaniements et d'articles additionnels, q\ic l'Ordre de Cluny se serait trouvé dans des conditions pires qu'avant le projet de réforme, car on avait multiplié dans ce qui devait devenir sa charte constitutionnelle mille occasions et piélextes de désordi-e, de di\ision et de désobéissance.

Les choses en étaient à ce point quand, au commencement de 1G52, se révéla de façon brutale le motif secret et longtemps inavoué qui avait déterminé ces atermoiements indéfinis, la craintif que la réforme de l'Ordre de Cluny ne diminuât les revenus de la dateric apostoli(|ue. Le cardinal dataire ' signifia nettement au Père Procureur que l'union ne serait pas accordée tant que la congrégation n'aurait pas remis une caution, un gage en argent ou en nature entre les mains des officiers de la Cour romaine. Depuis longtemps, on Ta vu, Dom Tarrisse avait consenti à ac-

1. 11 est à remarquer q'io l'auleiir, parce qu'il est prêtre et plein de respect et de vénération pour l'Eglise romaine et tout ce qui touche au Saint- Siège apostolique, n'a pas consenti ime seule l'ois à livrer le nom du cardinal pro-dataire dont il a été si souvent question dans ces pages. N'ayant pas à les juger, il s'est contenté d'exposer ses actes d'après les documents français, les seuls qu il ail pu consulter. 11 croit fermement que ccu.x de source italienne qui doivent être conservés aux Archives du Vatican ne modilieraient en rien ses conclusions sur les résultats U'ès fâcheux qu'eut le refus de la bulle ; mais peut-être trouverait-on, dans les registres de suppliques des Archives de la Dalerie, d'autres motifs de ce refus ; d'ailleurs, il n'est donné à personne sur terre de connaître et d'apprécier avec certitude les mobiles secrets qui déterminent la conduite d'un autre homme.

lUCllLMLL" AUBl-; Di: CLINY. 10 i2. 350

corder ce (.lOdoiiiniagenicul pécuniaire, tout en faisant reman|iier que les bénélices de l'Ordre de C'iuny étaient à l'heure actuelle réduits ù bien peu de chose, et que leur union aux inenses conventuelles ne causerait qu'un df-triment luininie aux finances de la daterie : le cardinal dataire avait toujours eu peui- de faire un in.irché de dupe, l-^lant mieux au courant de ses exigences, les supérieurs s'assendjlèrent à Paris et décidèrent d'acheter à Rome un fonds de terrain ou une maison, d'une valeur do dix à douze mille li\res : ils trouvaient cette combinaison préférable à celle d'un placement de cette même somme sur le mont de piété; mais ils axeitirent le Père Piocureur d(! ne rien faire tant que l'union ne serait pas concédée : eux non plus ne voulaient pas être du[)es. Que si les officiers de la Cour de Rome voulaient avoir leurs assurances à l'avance, Dom Le Simon tâcherait de trouAcr quelqu'un qui voulût se porter garant : la congrégation s'engagera ù payer ce créancier bénévole, pourvu qu'on accorde l'union, qu'aucun prétexte désormais ne peut plus retarder.

A la même époque, fin de janvier lGi2, le cardinal de Richelieu faisait insérer ces mois dans une instruction donnée au cardinal IMazarin en partance ])our Rome : « Après ^ toutes les affaires publiques, il se souviendra, s'il en voit l'occasion, des particulières qui concernent le cardinal de Richelieu, touchant riugny, Cisteaux et Piesmontré. Représenter que ledit cardinal peut plus advancer la réformatinn desdiis ordres en un jour, comme il fait, à cause du poste où il est, que les autres ne pourroient faire en des onnées entières. VA si on allègue que les Espagnols ne veullent pas rccognoislre h^dit cardinal à cause qu'il est françois, on respondra quils ont tousjours souffert un général françois, et que quand ledit cardinal ne le seroit point, le mesnie tiltre tomberoit îi un autre de hi mesme nation, ce qui faict que c'est plus tost la qualité de cardinal à qui les Espagnols en veullenl, ce qui int<'ress(^ tout le collège des cardinaux. » Ces lignes nous font soupçonner une fois de plus que les intrigues espagnoles n'étaient pas complètement étrangères aux longs refus qu'axait essuyés Richelieu : on sait du reste que Rarberini, le cardinalneveu, protecteur fie l'Ordre de Saint-Benoît, était l'un des plus chauds partisans d'Espagne

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