nilil. Nal., Ldio
2. Voir aussi ÏApoIofiie des constitiilious de la congrégalion de Saiiil- Maiir qu'écrivait à la môme époque Dom Maur Jor.idain «oiis lo psoiuionymo de M. de la Croix (Hibl. Nat., Ld'" 251), pour justifier les cliangi'jiienls introduits à Irpcxjue de Dom Tarrisse.
Conclusion.
Arrixé au U-niie de celle étude, nous faisons-nous illusion en ci'oyanl a\oir nionli-é combien le cardinal de Richelieu se dépensa pour rœu\re de la réforme monastique en France et cjucl conslant ai)[)ui il lui prèla. combien de services il rendit en particulier à rOrdiv de Saint-Heiioît, pour l«Miuel il avait une prédilection mar([uée, ([ueile ]-)rutl(Mice, ([uelle sagesse et f|uelle douce fermetéil a[)porla dans les œu\ rcs de réforme qu"il enirei^ril lui-même ou (|u"il encouragea, combien surtout il se monira toujours respectueux et soumis en\ers le Saint-Siège et jaloux de maintenir ses prérogatives, alors même que ceux dont il prenait ainsi la défense ne faisaient qu'entraver son action ? .\ous croyons aussi avoir fidèlement suivi le programme que se donnait Sainte-Beuve dans ses Causeries du lundi ' : « Dans tout ce que j'aurai à dire de Richelieu, je m'attacherai à le faire avec vérité, sans parti pris, sans idée de dénigrement : on est revenu, par expérience, de celte idée-là, (|ui tendait à méconnaître et à déprimer en lui l'un des plus généreux artisans de la grandeur de la France. J'éviterai pourtant l'excès contraire, qui irait à une apothéose systématique, et je lâcherai de contenir l'admiration, en ce qui le concerne, dans les limites du bon sens et de l'humanité. »
Ce n'est pas tpic nous prétendions avoir réussi ù détruire l'image Iradilionnelle d'un Richelieu autoritaire, tyrannique, renversant brulalement tous les obstacles devant sa volonté sans frein ni lègle, et laissant paitout un désordre plus profond et des ruines l>lus grandes que ceux qu'il voulait réparer. De telles légendes ont la \ie dure et si aujourd'hui on n'ose plus dire a\ec Montesquieu que Richelieu et Louvois sont les plus méchants citoyens de France -, on continuera pourtant longtemps encore à reproduire les traits du cardinal d'après Alfred de Vigny, Victor Hugo et Alexandre Dumas, puisque les historiens eux-mêmes ont été in-