‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 164 sur 183 · T. VII. p · texte numérisé non relu

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?. Pensées diverses : Des grands liommcs de r'rance.

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l'iuencés pur les litlérulours et répôlent à Ven\\ ce que d'avitres, passionnés ou mal inl'onnés, avaient écrit sur lUchelieu honinie d'Eglise ^ Il est à noter d'ailleurs que ceux (jui ont étudié sérieusement et d'après les sources authentiques, les A\enol, les Hanotaux, les Fagniez, admirent profondément le cardinal et que heaucoui) pai'iiii les autres ont simplement fait preuve de i)eu d'in- Iclligence ou de peu de bonne foi.

Ce sont même parfois les documents les plus probants qui sont j)ar inadvertance détournés de leur signification première et au moyen desquids on s'efforce d'établir juste le contraire de ce qu'ils signifient en réalité. Citons un exemple bien typique. AI. G. d'Avenel, après avoir raconté à sa manière les procédés employés ])ai' llicliclieu pour introduire la réforme dans les monastères, ajoute ces mots : « Huit^ ou dix ans après, il ne restait j)resque aucun xestige d'observance ni de discii)line régulière <lans les monastères mêmes où les réformés avaient été introduits. Un arrêt du conseil le constate. » Cet arrêt fut donné à Sainl- Oermain-en-Laye le 12 novembre 1641 « pour' réprimer plirsieurs abus contraires à la règle et aux observances parmi les religieux «anciens des ordres de Saint-Benoît, Cluny, Cîteaux et Prémontré » ; mais il ne constate nullement, comme l'a cru M. d'Avenel, trompé sans doute par le titre, que la réforme ait échoué. Bien ;iu contraire. Il \ise uniquement les anciens religieux qui. après s'être opposés de toutes leurs forces à la réforme, n'axaient pu se résigner h \i\re comme le fixaient les concordats, qu'eux-mêmes avaient jadis signés, c'est-à dire dans des brdimenls du monastère réservés à leur usage, sous la conduite de l'un d'entre eux.

1. Il semble que ce soit bien en vain que Marius Topin, dans se? articles Louis XIII et Richelieu, parus dans le Correspondant en 1875, se soil donné la peine de publier tout le volume des jolies lettres autographes de Louis XIII, à l'accent si touchant et si sincèrement intime et affectueux, •abandonné, pour démontrer à la fois que le roi n'était ni un incapable, ni un indolent, et qu'il aimait vraiment Richelieu, ne consentant pas plus i être son esclave couronné, que son maître jaloux, défiant, presque enneiTii. L'erreur commune, transmise d'un historien à l'autre, traîne encore dans tous les manuels. 11 serait d'ailleurs beaucoup plus aisé de prouver que Richelieu eut toujours vis-à-vis du roi une crainte respectueuse et une attitude de prudente déférence que peut-être de nos jours, où on a perdu le sentiment du respect, on trouverait excessives.

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