‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 25 sur 183 · Ouvr. cit., p · texte numérisé non relu

Ouvr. cit., p

■J. Arch. Nat., LL 1333, f. 35. De fait, le bref qu avait reçu le cardinal en 1622 lui donnait sa commi.ssion poui' six années, et on voit par des lettres patentes du 3 avril 1628 que le roi ne demande une prolongation de trois années que pour l'Ordre de Sainl-Augustin seulement, el non plus pour l'Ordre de Saint-Benoît. (.Ai'chiv. de la Guerre, t. 13. pièce 99.)

LA KÉFOUME MONASTIQUL AVANT 1627 31

rectemeut sur ses sujets au moyen d'ordoiinauces, de lellres, de visites canoniques, de délibérations ^ 11 consulte des avocats ^ et convoque même coup sur coup, avec un égal insuccès, deux chapitres généraux de l'Ordre \ Puis, reconnaissant enfin l'inefficacilé de pareils procédés, il fit une nouvelle démarche auprès des supérieurs de Saint-Maur. Mais, hélas ! il n'abandonnait pas ses errements passés. Il voulait sincèrement Tamélioration de lobscrvance et en même temps il s'entêtait à écaiter toute réforme sérieuse et radicale, seul remède assuré. Il espérait encore s'en tirer tant bien que mal en obtenant trois ou quatre religieux de Saint-Maur qui auraient lait quelques conférences à ses Inoines sur la Règle de saint Benoît et les vertus monastiques, ajoutant à cela le bon exemple de leur vie. Par contre les supérieurs de Saint-Maur se rendaient exactement compte que le sacrifice qu ils feraient ainsi de quatre de leurs meilleurs sujets serait une gêne pour la congrégation et ne serait d'aucune utilité à la communauté de Cluny : ils refusèrent.

Dom d'Arbouze fit alors ce que peut-être il aurait dû faire depuis longtemps : il voulut remettre à une main plus ferme une autorité qu'il se voyait de plus en plus incapable d'exercer et il choisit pour l'aider à régir son (3rdre celui qui depuis trois ans gouvernait la France entière, le cardinal de Richelieu.

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