id., p. 484 et 485 : t. III, p
7. Aff. Etr., France, Mém. et doc, t. 780. fol. 16. lettre de fi-. Xicolas Boucherai, abbé de Cîteaux. à Richelieu.
8. Voir la Requête au Boy pour mettre ialibayc de St Augustin de Limoges en élection en faveur des religieur de la congrégation de St Maur qui y tloient nouvellemem eslablis. (Bibl. Sie Geneviève, ms. 3238, fol. 558)
lUCHELIEU COADJLTEUR DL LABBÉ DE CLUNY 37
par le maréchal de Schomberg, ami «le Dom Maur Dupont, qui gouvernait alors labbaye : bien que la proposition fût manifestement contraire à toutes les maximes d'Etat, rlle fut chaudement appuyée par le cardinal de Richelieu et le garde des sceaux, Michel de \iarillac. Dans d'autres abbayes encore, comme à Saint-Pierre de Couches, où il s'était fait normner coadjuteur de l'abbé, Gabriel de Onesncl de Fresne, Richelieu poussait fortement les anciens religieux à accepter la réforme de Saint-Maur ^
Ce fui aussi lorsqu'il eut été .nommé coadjuteur de l'abbé de Cluny qu'il songea sérieusement à réformer cet Ordre autrefois si illuslre. Plusieurs historiens ont vu dans ce fait, un peu étrange à première vue, d'un cardinal « principal ministre » devenant coadjuteur d'un simple prélat régulier, la réalisation d'une pensée d'ambition iinpaliejite ou d'àpre cuiudilé. C'est à la fois inexact et injuste : Richelieu avait reconnu depuis longtemps que Dom d'Arbouze n'avait ni la capacité intellectuelle, ni la force de caractère nécessaire pour venir à bout de rétablir l'observance : avec un coadjuteur tel que lui. la besogne serait beaucoup ['lus aisée. De plus, il y \oyait un moyen de réaliser un projet qui lui souriait, l'union en un seul corps de tous les Bénédictins français, à commencer par celle de Cluny et de Saint-Maur.
Que cette union ait été une préoccupation constante de Richelieu, on n'en saurait douter. 11 était adversaire déclaré des fondations nouvelles : il l'a dit explicitement dans son Testament politique, il le disait dans un mémoire au cardinal de Bérulle datant de juillet 1024 : « On trouve = étrange en France la permission donnée par Rome à M. le Prince, de faire son patrimoine d'une des plus belles abbayes de France, et ce pour nulle cause solide, sinon de donner quelque petite chose aux Jésuites; en considération de quoy on abolit 40 ou oO religieux... Sçavoir s'il estime à propos qu'il y ait tant de multiplicates de couvents et de divers ordres, dont il semble à propos d'arrester le cours. » Il reprenait la même idée dans un mémoire daté de 1625 et écrit de la main du secrétaire Charpentier, intitulé : Projet de réformation dressé par M. l'évêque d'Angers et par M. le Cardinal.