Ibid., p. 557 et
3. Aff. Etr. Rome, t. 40. fol. 232*<>. i. Avenel, t. II, p. C26.
44 RICHELIEt ET LA RÉFORME MONASTIQUE
Les bulles fiirenl enfin accordées en octobre 1027 ', avec le décret ordinaire de succession, « et le motif d'ycelles, dit lauteur du mémoire déjà cité -, fut à ce quil travaillasl efficacement au restablissenient de l'observance régulière dans l'Ordre de Cluny, et conduisist à chef ce que la caducité et foiblesse dudit R. Père Abbé n'a\oil pu faire réussir. » Richelieu remerciait do ses bons soins l'ambassadeur pur une lettre écrite de Tilc d'Oléron, le rîl octobi-e 1027 : il lui demande de parachever l'affaire en lui obtenant la u grâce entière », c'est-à-dire le gratis de ses bulles et l'induit qu'il sollicitait : « Je sç^y ^ lùen que je ne mérite aucune chose ; cependant si l'affection qu'on a pour l'Eglise est considérable, je croy que tous ceux c|ui examineront mes actions jugeront bien (|ue je ne suis pas indigne d'une telle grâce. J'en escrits à M. le cardinal Barberin '. »
Dès que Dom d'Ai-boiize eut appris que Richelieu avait reçu ses buUe'^. il pressa son nouveau coadjuteur de s'employer à procurer la réforjne de l'abbaye: mais il n'abandonnait pas pour autant le procédé qu'il caressait obstinément depuis six ans déjà : faire applique)- le règlement du cardinal de Guise sous la direc tiori de deux Pères de la congrégation de Saint-Maur pieux et zélés, qui par leurs bons exemples ramèneraient à l'obsenance régulière non seulement la nombreuse communauté do Cluny. mais tous les religieux de l'Ordre.
Monseigneur, L'impatience ^ ou je suis avec subject dadvancer l'establissemput de la reforme de ceste vostre maison et ordre de Cluny m'a voulu jdusieurs fois porter à vous importuner pour en presser l'exécution; mais la grandeur et limportance des affaires ou vous estes employé pour le service de Dieu et du Roy m'ont retenu jusques à ceste heure. Joinct qu'il vous a pieu nous faire l'honeur de nous escrire, que vous ne pouviez bonnement vous mesler de ces affaires que vous n'eussiez receu vos bulles. Ayant donc aprins par le sieur Scarron que vos bulles estoient venues, j'ay creu estre obligé, premièrement
1. .Vppendico, n" 37. Les l)ulles sonl d.ilces d'octobre 1627. et non pas de décembre, comme le dit AveneJ (p. 501 ft "x>7i, après le Gallia chrislianti, qui donne même la date plus précise du 18 décembre.