‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 33 sur 183 · r.ibl. de llnstitut, collect. Godofroy, t. 270, fol · texte numérisé non relu

r.ibl. de llnstitut, collect. Godofroy, t. 270, fol

niCHELIEU COADJl TEUR DE l'aBUÉ DE CLUNV 45

de VOUS offrir mon entière et très humble obeyssance pour faire ce qu'il vous plairra me commander pour la prinse de vostre possession, et par mesme moyen vous supplier très humblement avoir agréable que nous comniancions à travailler à Testablissement du règlement obtenu des l'an mil six cens vingt un, auctorisé par lettres patentes du Roy, et enregistré en sa Cour de Parlement à Paris. Par nos dernières lettres nous vous suplions que par vostre auctorité et moyen nous peussions avoir deux Pères de Saint-Maur pour nous assister à l'establissement dudict règlement, ce que nous ayant faict espérer après la réception de vos bulles, Tadvis que nous avons de la réception dicelles excusera s'il vous plaist. Monseigneur, la presse que nous taisons pour ceste affaire, et en cas d'un absolu reffuz desdicts Pères de St-Maur, nous vous suplions très humblement Monseigneur avoir agréable que nous en choisissions quelsques autres par la participation desquelz nous puissions travailler à un si bon œuvre. Nos Relligieux qui se veulent soubsmettre audicl Règlement vous offrent leurs très humbles respects à ce subject, et l'un d'eux fut allé avec ce porteur mon secrétaire, n'estoit la longueur et difficulté des chemins. Je vous suplie très humblement, Mon.seigneur, avoir agréable leur dicte requestc et celle aussy de vos habitans de ceste vostre ville de Cluny, et de tous vos pauvres subjects qui recourent à vostre protection pour estre soulagez et protégez par vostre auctorité au passage ou establissement des garnisons de l'armée de Monsieur le Prince pour le Languedoc. Davantage l'on nous menace icy d'une armée ennemie du costé de Savoye qui doibt entrer par la Bresse. Et eus et moy vous suplions très humblement. Monseigneur, nous vouloir obliger de vostre ombre et auctorité. Ce lieu cy et tous vos svbjects ont dcja soufferts tant de passages, et en Piedmont et en la Valtoline qu'ils en sont très incomodez et dedans la cherté du blé qui est très grande icy ils courroient fortune d'estre du tout iiiinez. Mondict Seigneur le Prince a passé par icy et y a fesmoigné en ses discours qu'il vous respectoit et honoroit bien fort. Monsieur le Marquis do Rany et Monsieur Du Bourg sont maréchaux de camp en ceste armée et sont de nos amys particuliers, mais je scay trop bien que nous recevrons un beaucoup plus grand advantage de vostre recommendation. Nous attendrons donc l'honeur que nous espérons en vostre protection et vous suplie croire que je n'ay autre désir que d'estre employé a vos commandemens, dans lesquels ma très humble obeyssance vous tesmuignera tousjonrs que je suis Monseigneur,

Vostre très humble et obeyssant serviteur, Dahbouse, abbé de Clnny.

A Clugny ce XIX» nov. 1627.

A Monseigneur Vllhistrissime et Reverendissime Cardinal de Richelieu.

46 RICHELIEU ET LA RÉFOUME MU.NASTIOL'E

Les quelques religieux de Cluny qui désiraient la réforme lui écrivaient en même temps.

lieqnesle des Heligicux itr Clugiuj an cardiiud de Richelieu coadjuleur de Vabbaye, a ce qu'il leur permette d'eslablir la reforme en ladite Abbaye '.

A Monseigneur

Monseigneur l'illustrissime et reverendissime Cardinal de Richelieu.

Supplient et vous remonstrent en toute humilité vos très humbles et très obéissants religieux de vostre Abbaye de Cluny qu'ils auroient eu subject de s'ennuyer et impatienter sur le retardement de la réception de vos bulles. Auquel temps il auroit pieu a Vosti'e Grandeur difïerer l'entérinement de leurs humbles requestes qu'ils vous présentèrent par leur confrère Dom Gabriel Ferry au moys de juing dernier. Puis qu'a présent ils ont esté faicts certains de l'arrivée de vosdictes bulles, ils ont creu estre de leur debvoir de recourir de rechef a vostre dicte Illustrissime Grandeur suyvant vos commandemens pour la supplyer très humblement in visceribus Christi vouloir agréer que le reiglement de Tan 1621 pour le rétablissement de la régularité en vostre dicte abbaye de Cluny sorte en son entier effect. Et a ceste fin confirmer les mesmes droicts et privilèges y contenuz et de nouveau conceddez par leur Reverendissime Abbé. A quoy inclinant,

Monseigneur, lesdicts supplians seront trop obligez de s'acquitter de leurs vœux et continuer leurs petites prières pour la continuation et accroissement de vos prosperitez et grandeur.

fr. P. Lucas, compagnon d'Ordre et maistre des novices.

D. Ilullard, compagnon du noviciat.

De Malain.

D. C. Pin, maistre de grammaire.

D. Ferry, grand custode.

Le cardinal fît ce qu'on lui demandait. Il répondit à l'abbé :

Monsieur,

Désirant 2 l'establissement du reglenicnt dont vous m'avez escrit, autant qu'il se peut, il n'y a rien que je ne tasche à contribuer à

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