‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 34 sur 183 · Avenel, t. II, p · texte numérisé non relu

Avenel, t. II, p

mCIIKI.IliU COAUJUTEUU DE LABDÉ DE CLUXY 47

ceste lin. J'our cel elTeL, j'escrits aux Pères de lu Congrégation de Saint-Maur, à ce qu'Us vous envoient d'eux d'entr'eux pour vous aider à l'exécution de ce bon dessein. J'approuve grandement la proposition que vous me faites de choisir queUjues autres qui puissent être propres à coopérer à un si bon œuvre, ce que je remets à vostre jugement'. J'escrits aussy aux religieux de vostre abbaye pour les confirmer en la volonté qu'ils lesmoignent avoir de se soumettre à ce règlement. Je vous envoyé une sauve-garde du roy, pour la ville de Cluny et ce qui despend de vostre abbaye, vous asseurant que j'auray tousjours autant tie soin de ce (jui concerne vostre personne*, vos religieux et tous les habitans qu'en ce qui me touchera nioy-mesme, qui suis véritablement, etc.

En même temps il écrivait à Doni Maur Dupont, élu deux mois auparavant, en septembre 1627, par le chapitre général tenu à Vendôme, président de la congrégation de Saint-Maur :

M. l'abbé de Cluny*, duquel il a pieu au roy que je lusse coadjuteur, et tous ses religieux^ m'ayant tesmoigné désirer l'establissement d'un règlement qu'ils ont obtenu de Sa Majesté, il y a plusieurs années, pour le bien général de leur ordre, et particulièrement de ceste abbaye, je vous fais ce mot pour vous conjurer de faire choix de deux de vostre compagnie, pour leur envoyer, par la direction desquels ils puissent parvenir à ce qu'ils désirent. Je me promets que vous ne leur desnierez pas vostre assistance en une œuvre si sainte, en revanche de quoy je vous asseureray que là où j'auray moyen de vous faire paroistre ma bonne volonté, vous cognoistrez que je suis, etc.

1. Dom d'Arbouze appela à Cluny des religieux du prieure de la Charitésur-Loire qui avaient commence à se reformer d'après le règlement de 1621.

2. Celte lettre commence par ces mots : « Ayant veu par la requeste que vous m'avez envoyée le désir que vous avez d'observer le règlement que vous avez obtenu du roy, pour l'establissement de la régularité de voslre abbaye, je ne puis que je n'approuve, etc. » (Avenel, p. 778, note 1.)

3. Le 7 décembre 1627, Richelieu écrivait au procureur général Mathieu Mole pour lui recommander un procès qu'avait l'abbé de Cluny au Parlement de Paris, sans doute contre Dom Jean Sosse, son grand-prieur, comme nous le verrons plus loin. A la même époque, il reconim;indait Dom d'Arbouze à Le Goux de la Berchère, président du Parlement de Bourgogne, lui déclarant que k le tiltre qu'il a pieu au roy que j'eusse en son abbaye ne me permet pas de distinguer ses inférests d'avec les miens. » (Avenel, t. Il, p. 747 et 749.)

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