‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 51 sur 183 · Ihid.. 1)0 OS · texte numérisé non relu

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l'eiulanl ce loiiips, rarclievèqu(î de Bordeaux iiislituail divers olliciiMs, un coiiipagiinn d'ordre ', un maître des no\ices", faisait régler Tordre des préséances^. Quaiid il i|iiilla <"luny, il était ravi : tout avait marché à souhait et rapidement. Il y avait donc maintenant en France, grâce ù lui, une congrégation réformée qu'on pourrait opposer à celle de Saint-Maur, cpii se montrait si exigoiinte pour les eoiidilions de Tintroduction de la réforme. Tous les abbés eonnncndalaires seraient contents d"un tel résultat.

I)(tiii Uull(>t aussi était enchanté. Et pourtant il aurait bien dû s"aperce\oir ipTil avait obéi à un zèle plus ardent qu'éclairé eji bouleversant ainsi la vie do Cluny. Sans dout€ Saint-Vanne a\ait désormais un pied en France et pou\ait espérer, grâce à la protection du cardinal de Richelieu, introduire sa réforme dans un grand nombre d'autres monastères ; mais c'était là fatalement susciter de graves embarras à la congrégation de Saint-Maur, uni(juement française, elle, et les compétitions et les fausses manoru^■res qui naîtraient de la situation risquaient même de compromettre l'œuvre de la réforme monastique en France. C'est sans doute dans le dessein de prévenir ces conflits possibles que le nouveau général de Saint-Maur avait fait écrire, dès la clôture du chapitre, aux supérieurs de la congrégation de Saint-Vanne par ses deux assistants, Dom Cyprien Le Clerc et Dom Maur Dupont, très au courant tous les deux des difficultés que présentait la réforme de Cluny. Lui-même envoya peu après une lettre très affectueuse et empreinte de la plus fraternelle charité.

Au reste, dans leur empressement exagéré, les Vannistes n'avaient pas même pris les ijrécautions les plus élémentaires. Quinze anciens de Cluny seulement avaient consenti à leur entrée, et ils les avaient reçus pour composer avec eux le premier noyau de l'étroite observance, sans les soumettre à aucune épreuve, sans les astreindre à aucun noviciat, et eux-mêmes se trouvaient désormais séparés de leur congrégation *, et à la discrétion absolue de l'abbé de Cluny. Dans ces conditions, ils avaient plus

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