‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 73 sur 183 · Dom Piolin, ouvr. cft., p · texte numérisé non relu

Dom Piolin, ouvr. cft., p

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qui le lui deinanderail, ce qui était le cas présent. Les choses avaient été faites très régulièrement, et furent d'ailleurs approuvées solennellement par l'autorité pontificale. Quant aux trente mille écus, ils se réduisaient à trente mille livres, soit dix mille écus, et on ne voit pas que les supérieurs de Saint-Maur, en s'engageant à la continuer — ou pour mieux dire à la payer pour la première fois, car ceux de Chezal-Benoît n'en avaient rien acquitté — aient trouvé cette pension exagérée. Ils se contenlèrent de se réjouir lorsqu'après la mort du cardinal, Louis XIII, apprenant qu'ils avaient dû pour l'acquitter contracter un emprunt de 200.000 livres, supprima cette pension en dépit des réclamations intéressées de plusieurs membres de son Conseil qui voulaient qu'elle fût perpétuelle.

L'introduction des Mauristes dans les divers monastères de Chezal-Renoit se fît en vertu de lettres royales adressées le 15 mai 1636 ^ à trois conseillers d'Etal et maîtres des requêtes. Deschamps, Fouquet et de Verihamont, frère de Doni Grégoire de Verthamont, moine de Saint-Maur et désigné comme abbé de Saint-Sulpice de Bourges Ils quittèrent Paiis le 3 juillet 1636 et allèrent a\ec les religieux destinés au nou\el établissement prendre possession successivement des diverses abbayes. Il n'y eut que des velléités d'opposition qui se traduisirent surtout par un pillage hâtif de la dernière heure, où quelques anciens prirent tout ce qui leur tombait sous la main avant de se retirer dans les prieurés : mais tout se passa sans incidents. Il y eut même presijue partout des réco;nciliations édifiantes et des anciens qui se convertirent par l'exemple des Mauristes à une vie religieuse plus digne que celle qu'ils avaient menée jusque-là. Après la mort de Richelieu. que]((ues opposants obstinés essayèrent de faire casser le concordat : la fermeté d'Anne d'Autriche en eut raison, et deux iirrèts du Conseil du 1"" juillet 1615 et du 4 mai 1646 assurèrent aux Mauristes la possession paisible. Une bulle d'Alexan- <lre VII, adressée le 30 décembre 1659 à l'archevêque de Bourges, et fulminée par ce prélat avec toutes les solennités accoutumées, le 20 septembre 1661, donnait définitivement l'approbation pontificale à (oui ce qui avait été fait.

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