‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 75 sur 183 · Vvenel, I. 1\ , p · texte numérisé non relu

Vvenel, I. 1\ , p

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on ne faict marché des entrepreneurs demeurans sur les lieux pour les entretenir... L^ dessein de Sa Majesté est de procurer, s'il peut, du bien à la l'rance dont f^lle ressente encore plus de fruict, s'il se peut, à rad\enir (pie de son temps. »

Malheureusement il y avait grande rivalité entre M. de Noyers, que le roi avait chargé de refaire et de répnrei- les fortifications de Picardie, et le marquis de Mailly, gouverneur de Corbie, et les travaux n'étaient point terminés quand les Espagnols arrivèrent devant celte place : le gouverneur s'était plaint au roi à plusieurs reprises du maux ais état des remjtarls et de la faiblesse de la garnison ^ Les autres chefs aussi étaient divisés par des jalousies et des haines qui paralysaient l'effort des troupes. Le comte de Soissons, qui était à la tète de l'armée chargée de défendre la frontière de Picardie, était ennemi juré de Richelieu, qu'il chercha à faire assassiner quelques mois plus tard à Amiens, et il n'eût pas éfé trop fâché d'un échec qui eût humilié le cardinal et en même temps irrité contre lui le roi, qui ne savait pas supporter une défaite ; il avait toujours montré d'ailleurs beaucoup trop de bienveillance pour le prince Thomas de Savoie, son parent, qui commandait une partie de l'armée espagnole.

Le gouverneur de Picardie, le duc de Chaulnes, courait la campagne et se plaignait, lui aussi, de l'insuffisance des troupes. lUchelieu disait au roi, dans sa lettre du 1" mars 1636 : « Le roy - sçaura les nouvelles par M"" de Chaunes. Il est besoin de pourvoir à la Picardie. Il dict que toutes les troupes de Picardie sont péries faute d'argent. Il y a longtemps que Sa Majesté en a crié, et que je prétends par sa bonté estre deschargé des sollicitations qu'il fautTaire sur ce sujet, estant tout à fait inutiles... A dire vray à ^'ostre Majesté. M' de Chaunes est bien en peyne, car il est seul dans la province ; M" de Chasiiilon et de Vignoles n'y sont pas, et, quand ils y sont, ils sont fort mal portatifs. » Peu de temps avant l'investissement de Corbie, Maximilien de Belleforière. comte de Soyécourt, lieutenant général du roi en

1. C'est le 20 juin 163G seulement que de Noyers informait 'e duc de Ctiaulnes du projet des Espagnols, et linvitait à pourvoir en toute diligence à la défense des places de la Capelle, de Corbie et du Calelet. (Alcitis Ledieu, Deux années d invasion espagnole en Picardie, 163.^-1636, Mém. de la Soc. des Ant. de Picardie, t. XXIX, p. 290J.

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