‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 84 sur 183 · Revue, de Paris, 1er septembre 1903, p · texte numérisé non relu

Revue, de Paris, 1er septembre 1903, p

2. L'auteiir me permettra de signaler ici quelques affirmations moins exactes, d'ailleurs fort peu importantes : p. 58, l'exemption n était pas un privilège octroyé spécialement à Saint-Maur, c'est le régime commun de foutes les congrégations réformées; ibid. en note, l'Histoire de la congrégation de Saint-Maur par Dom Martène existe bel et bien en trois gros volumes in-folio ; p. 59, ce n'est point à Mgr do liarlay qu'était due la réforme de Jumiègcs, il en fut seulement abbé commendatairc ; p. 66 et 67, Dom Philippe Codebrel ne fut jamais prieur, mais seulement sous-prieur de Saint- Wandrille • p. 70, l'autorité épiscopale n'avait pas été laissée de côté dans la réforme de l'abbaye, Mgr de Harlay avait approuvé implicitement en envoyant ses lettres de félicitation ; p. 73, ce n'est point le chapitre général, mais Dom Tarrisse seul qui nomma Dom de Riveri prieur de Jumièges, à la place de Dom Colomb'an Régnier qui venait de mourir ; p. 75, « par le commandement de Monseigneur Esprit » ; dans le manuscrit de Dom Tassin, il y a une virgule: l'abbé Esprit est le secrétaire de l'archevftque ; p. 85, Mgr de Harlay n'obtint nullement la visite de a l'église, des bAfiments secondaires, porterie et communs » ; son droit se bornait, comme dans toutes les abbayes exemptes, à officier dans l'église et à visiter le Saint-Sacrement.

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dû engager l'oilciucnl Mgr Jcaa-Pienc Camus, i'aucieii évùque de Belley, à supprimer son commentaire sur VOuvraye des moines de saint Augustin, comme trop injurieux pour l'état monastique \ Cotte lettre avait été rendue publique, ainsi que la longue réponse de ré\èque et une Lcllre des velujieux à llicliclieu, qui le remerciaient d"a\oir pris leur défense -. Vers la tin do 1633, il écrit à rarche\èque de Kouen poui- le ramener à des sentiments plus orthodoxes touchant l'autorité et la primauté du Souverain Pontife sur les évèques : « 11 n'est pas libre ^ de révoquer en doute que les pa})es soient vicquaires généraux de Jésus-Christ en terre, et que comme telz ilz ayent une juste primauté sur tous les prélats de l'Eglise, et on ne peut sans scandale donner la moindre impression au peuple qu'on soit mal imbu de cette vérité. Vous pouvez bien croire que je ne doute ny de voslre science, en ce sujet comme en tout autre, ny des bons sentimens de vostre conscience. Aussy ne prends je la plume à autre fin que pour \ous prier de faire cognoistre au public qu'ayant voulu soustenir la juste authorité des évescfues, vous n'avez ])as pensé à diminuer celle qui appartient légitimement au saint siège. » Et il ajoute en post-scriptum : « Je croy qu'ainsy que les religieux ne peuvent en conscience et sans scandale dire et publier qu'on n'est point obligé d'assister aux messes de paroisse, il est de vostre prudence de ne décerner jias excommunication contre ceux qui n'y assisteront pas. Bien (|ue la rigueur des canons vous ayt donné lieu

1. Cf. Avenel, t. IV, p. 307 ; Fagniez, ouvr. cil., t. II, p. 26-51.

2. .Appendice, n° 16fi. La loUre de Richelieu so tiDUve à la Bibl. Nat., Ldi* 10. Un arrêt du Conseil privé du roi, en date du 27 janvier 1634, défend d'imprimer et exposer les livres récemment publiés sous le nom de Le Camus, ci-devant évècpie de Belley, et intitulés : De la pauvreté évangélique. De In (iésappropriation, et le Babat-ioie des moines. Il ordonne que ces livres seront examinés par les sieurs Du Val, Le Clerc, d Ysambeit, Lescot et Charton, docteurs de Sorbonne (.Vif. Etr., France, Méw,. et doc, t. 810. fol. 65). La déclaration de? docteurs (Ibid., fol. 66 et Bibl. Nat., Ldi« 13 et 14), dit entre autres choses : « In quibus (libris) invcnimus multas propbsitiones falsas, scandalosas, piarum aurium offensivas, teinerarias, injuriosas, irrisorias status regularis, et perturbativas ejusdem, auimabus ad eum aspirantibus periculosas, pacis et unionis occlesiasticae subvertivas. d Hauréau, dans sa continuation du Gallia chrisiuinn {XV, 035-636), a attribué par erreur celte passion anti-monacale au successeur de Camus, Mgr .Tean de Passelaigue.

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