‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 86 sur 183 · Bibl. Nat.. ms. lat. 12790. fol · texte numérisé non relu

Bibl. Nat.. ms. lat. 12790. fol

156 niciiKi.iin lt i.a héiorml: monastique

Placide Le Simon d'obleiiii- dans celte alCaire les archevêques de iVarboiine et de Toulouse et l'évèque de Montpellier comme prélats CiJinmissaires, ai'in de l'aire déclarer la nullité de l'ordonnance et rétablir les Pères en l'exercice de leurs charge et fonctions.

Ouand l'archevêque de Rouen, le 26 avril 1637, après avoir fait la visite du Saint-Sacrement, \oulut interroger les religieux rélormés de Saint- Wandril le, il se heurta, lui aussi, à un appel au Saint-Siège interjeté par le prieur, Dom Paul de Riveri, qui ne faisait en cela que se conformer aux instructions très précises édictées par la diète du mois de février précédent « touchant la visite des sieurs evesques es monastères qui leur ont esté subjccls avant nostre establissement ^ ». Mgr de Ilarlay, furieux, déclara l'introduction des Mauristes à Saint-W'andrille nulle, furtive, et non canonique, cassa et annula le concordat et déposa le prieur des réformés. Bientôt après, les anciens ayant malgré lui élu un autre prieur, il lança linterdit sur le monastère.

Dom Tarrisse, en racontant ces événements à Dom Placide Le Simon, lui dit que ni les anciens, ni les réformés n'ont déféré à l'interdit, qu'ils en ont appelé comme d'abus, les premiers au Parlement de Rouen, les autres au Grand-Conseil. Il l'engage à suivre cette affaire en Cour de Rome : plusieurs juges ont été proposés, mais Dom Tarrisse préfère « prendre M' le Cardinal Duc. parce que les évêques sont peines et leurs officiaux ennemis des privilèges et appels ». Dans sa réponse, le procureur général fait observer avec un peu d'humeur qu'on trouve mauvais à Rome qu'on ait appelé comme d'abus de ce que le prélat n'a pas déféré à l'appel interjeté au Saint-Siège : « mais ^. réplique Dom Tarrisse, qu'est-ce qui auroit arrêté la \ iolence de ce prélat, puisque cet appel ne l'a pas arrêté et qu'il a plus appréhendé le bras séculier qu'il n'a respecté le Saint-Siège '! C'est pour nous défendre de sa violence et soutenir le Saint-Siège que nous avons agi de la sorte ; que si on trouve cela mauvais à Rome, la condition de ceux qui font mal sera donc meilleure que celle de ceux qui soutiennent le Saint-Siège et font bien. » Néanmoins il put obtenir

Page 1