Aff. Etr., France, Mém. et doc. t. 831, fol
3. Une première rédaction ajoutait ces mots : <( je ne puis que je ne vous tesmoigne par ces lignes le desplaisir que j'ay de ce que vostre conduite et vostre procédé en son endroit l'ont oblige de procéder contre vous comme il a fait. » Richelieu a biffé ce passage.
AFFAIHE DE SAINT-WANDRILLI:;
(jue M"" de Rouen n'aura plus de sujet de se plaindre de vous. C'est ce dont je vous conjure et de me croire
Mes frères, etc.
La lettre à l'archevèciuo est surchargée des mêmes additions marginales.
Monsieur,
Ayant veu ' la lettre et les papiers que vous m"avez envoyés, je vous diray que comme l'affaire dont il s'agit maintenant est la question générale d'entre M" les Evesques et les Religieux exempts, laquelle on ne peut pas décider si promptement, j'estime qu'en attendant qu'on y ait apporté un règlement, vous pouvez quand bon vous semblera continuer vos visites dans tous les monastères exempts de vostre dioceze, dans lesquels les religieux sont obligez de vous recevoir avec tout l'honneur et le respect qu'il leur est possible, vous contentant de visiter les églises, le St. Sacrement et les bastimens [qui ne sont destinés pour la régularité] sans faire le scrutin [ne prendre cognoissance de tout ce qui regarde la conduite des religieux et la régularité, d'autant que tous les defaults qui peuvent s'y rencontrer] semblent ne devoir estre cogneus ni corrigés que par les supérieurs réguliers. Vous pouvez mesme, lorsque vous voudrez aller aux monastères, y célébrer pontificalement et y faire les ordres ; et s'il estoit arrivé quelque scandale public dans une ville par des religieux, vous pouvez aussy a mon avis en prendre cognoissance et y pourvoir. Je suis bien fasché que la mauvaise conduite de ceux de St-Vandrille vous ait obligé de procéder contre eux comme vous avez fait. Je leur escris sur ce sujet pour leur faire cognoistre leur faute et les exhorter a la reparer, comme ils feront sans doute en vous rendant ce qu'ils vous doivent. Cependant je vous conjure de la leur vouloir pardonner pour l'amour de moy, revocquer les jugemens que vous avez donnés contre eux, et restablir les choses en Testât quelles estoient lorsque vous y estes allé faire vostre visite. En ce faisant vous m'obligerez plus que je ne vous puis dire, ainsy que vous cognoistrez aux occasions ou j'auray lieu de vous en tesmoigner mon ressentiment et vous faire voir que je suis véritablement
Monsieur,
Vostre très affectionné confrère a vous rendre service,
Le Card. de Richelieu.