‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 93 sur 183 · RÉFORME DE SAI.\T-SAVIN-SUR-GAUTEMPE · texte numérisé non relu

RÉFORME DE SAI.\T-SAVIN-SUR-GAUTEMPE

pciiir poursuivre son procès, luy marquoit tousjours que dans les grelïes il n'y a\oil rien contre luy. » Le grand prévôt arrêta le bandit, (|ui nuHiiut peu après à la Bastille.

Les exactions durèrent encore quelque temps : la veuve du baron, dame Eléonore de l'nrpin-Crissé, et son fis naturel, Bénigne de Neuchèze, a qui le sieui' des Francs avait lait résigner l'abbaye, continuèrent, en dépit de tous les arrêts rendus contre eux, à garder la possession du monastère et à vexer les habitants du bouri*' avec une audace inconcevable. Le cardinal de Richelieu résolut de mettre un terme à ces désordres scandaleux. Il écrivit le 26 mai 1639 à Mathieu Mole, procureur général du Parlement, pour lui recommander la requête du gou\erneur du Haut-Poitou, auquel l'évêque de Poitiers avait dénoncé les violences et les abominations qui se commettaient à Saint-Savin :

Monsieur,

Monsieur Du Rivau ' m'nyant lait voir une lettre que Monsieur l'evesque de Poitiers luv a escrit par laquelle il luy représente les desordres qui sont dans Tabbaye Saint-Savin, ou non seulement il ne se fait plus aucun service divin depuis dix mois, mais ou il n'y a plus de religieux, qui en ont esté chassez au préjudice de plusieurs arrêts du Parlement, je l'ay prié de prendre la peyne de vous aller communiquer le tout et voir avec vous quels remèdes on peut apporter a ce mal. Je vous conjure de le vouloir escouter favorablement sur ce sujet et contribuer ce qui deppend de l'authorilé de vostre charge pour restablir toutes choses en ladite abbaye, ainsy qu'elles y doivent estre par raison. Ce que me promettant de vostre pieté et de vostre zèle pour l'Eglise, je ne vous y convieray pas davantage, me contentant de vous asseurer que je seray tousjours. Monsieur,

Vostre très affectionné a vous rendre service.

Le Gard, de Richelieu.

.4 I^onlhoise. ce -JO inaij 1(VJ9.

A M. Mole conseiller du roij et; ses conseils d'Eslat el privé eî son procureur gênerai nu Parlement a Paris,

Un an plus tard. le 22 mai 16iO. le roi écrivait à l'évêque de

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