‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 96 sur 183 · ALTRES MONASTÈRES DE LORDRE DE SAINT-BENOÎT · texte numérisé non relu

ALTRES MONASTÈRES DE LORDRE DE SAINT-BENOÎT

conveiit le xingt-seplième de le'bvrier 1631. incontinent après le mariage de Nicolas-François de Lorraine (l'abbé précédent), et en vertu de cette postulation prit possession de l'abbaie de sainl Arnoul par procureur le premier de mars 1635, toutefois sans en percevoir les fruits et revenus jusqu'à la mort d'André Valladier', qui en estoit lousjours demeuré réservataire. Ce grand prince de l'Eglise, la gloire des prélats de son siècle, et rorneinenl de la pourpre, maintint et conserva par son autorité les biens, revenus, et deppendences de ladite abbaie tout le temps qu'il en eut le gouvernement en main, et donna des tesnioignages continuels de son amitié envers ses Religieux, voir mesme envers tout l'Ordre de saint Benoist en gênerai, qu'il a fait refleurir en tous les endroits du Roiaume, dont les enfans ont autant regreté la perte, qu'ils ont sujet d'en honnorer la mémoire. « Le cardinal estimait peu l'ancien abbé Valladier : il écrivait de lui le 20 avril 1635 au cardinal de la Valette : « Quant - aux prétentions du sieur Valadier, je ne a oudrois pour rien au monde proposer de le faire évesque, estant tel qu'il est. Je croy qu'il n'y a autre chose à faire avec luy, qu'à donner ordre, par le moyen du procureur général du parlement de Metz, qu'il ne puisse ruiner et dégrader l'abbaye. Cependant je me remets à vostre meilleur jugement. »

iVous ne parlerons pas de l'introduction des Mauristes a Saint- Honorat de Lérins, ([ui se fit beaucoup plus par motif politique que dans l'intérêt de la discipline monastique^, ni des autres

1. André Valladier, vicaire général et chanoine de Metz, avait été élu abbé de Saint-Arnoul en 1611 et confirmé par Rome en 1614 ; c'est lui qui y introduisit la réforme de Saint-Vanne. Il mourut le 16 août 1638. Une lettre de lui à Richelieu du 13 avril 1634 est aux .\ichives des Aff. Etr., France, Mém. et doc. t. 811, fol. 256 : il y traite uniquement d'affaires d'argent et se montre pour le cardinal d'une obséquiosité exagérée, ne l'appelant que « Sa Surémincnce incomparable )•.

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