Archives de la Direction des Cultes, loc. cil
de nature à troubler la paix publique et à porter atteinte à rhonneur ou à la sécurité des citoyens; une telleattitude aurait pu décomposer lentement le nuage qui se formait à l'horizon et qui renfermait des tonnerres. Mais cette attitude, elle n'était pas à la portée du représentant du pouvoir dans le Doubs: M. Choppin d'Arnouville avait reçu, du ministère Laflite, tombant sous le mépris public, la récompense de son zèle sans frein, il avait été appelé à la préfecture du Bas-Flhin. Son successeur, M. Derville-Maléchard, à supposer qu'il eût été de caractère à remplir son devoir, ne se sentait soutenu ni par son chef, qui l'abandonnait à lui-môme, ni par l'autorité municipale qui, en l'absence du maire, était représentée par trois adjoints se disant constitutionnels, sans doute parce qu'ils considéraient comme légitimes les dernières représailles quand elles étaient exercées contre des adversaires. Le 8 mai, le général Sébastiani écrivait de nouveau à son collègue des Cultes :
« Monsieur et cher Collègue,
K Je viens d'apprendre que M. de Rohan, décidé à rentrer dans son diocèse de Besançon, a quitté Home et qu'il est dt'jà arrivi^ à Turin. J'ai cru devoir vous communiquer, siir-le-chcutiit, la nouvelle de ce retour, afin que vous fussiez à même de donner les ordres qui vous paraîtront convcnahles.
« Veuillez agréer'...
« Séhastiani^ »