‹ Le cardinal de Rohan-ChabotChapitre 13 sur 107 · Méinolies de lu duchesse de (ionlanl. [i · texte numérisé non relu

Méinolies de lu duchesse de (ionlanl. [i

vaincuque c'en était faitdii partiroyaliste, il rentra avec le prince à Londres, où Son Altesse était rappelée, moins par l'injonction de l'Angleterre, que par sa passion pour M"*" de Polastron'.

En 1708, un atlreux malheur frappait le prince de Léon dans une de ses affections les plus chères: son cousin germain, le duc de Châtillon, fils du duc de Luxenihourg, péi-issait dans le naufrage de la frégate anglaise /« Lutine, qui fut, après quatre jours de combat contre une affreuse tempête, engloutie dans les sables de la mer du Nord. Châtillon laissait une veuve, Pauline de Lannoy, qui avait suivi les Rohan dans toutes les étapes de leurs émigrations : « A Londres, dit M. de Mérodeet partout comme à Bruxelles, sa beauté, la hauteur et la souplesse de sa taille, la noblesse de sa démarche et la grâce de son maintien l'avaient fait considérer comme l'une des personnes les plus remarquables delà haute compagnie-. » Elle était l'amie de cœur des Léon, la parure et la joie de leur intérieur. Après la mort de son mari, la duchesse de Châtillon se retira à Bruxelles auprès de son père. En 1806, elle se remaria au comte

1. M"" de Polastron fut assurément la plus touchante des maîtresses royales, aimant pour aimer, sans ombre d'une arriérepensée d'ambition, s'humiliant de sa déchéance pour rexj)ier, ne se résignant pas un seul jour à sa honte dont elle but la lie jusqu'à la dernière fjoutte et .savoura le-rehul du monde, comme dit liossuet, jusque du?is le dernier reste de son amerhune. Elle mourut de son remords et ne parut consolée que lorsque, à son dernier soupir, elle obtint de son confesseur de revoh- le prince, à qui elle fit jurer de revenir à Dieu, (^omme il ne s'agissait pas là de politique, Monsieur tint, sans la moindre défaillance, son serment.

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