Sonvenii's et Coi'respondance, t. 1", p. 2uO et suiv
LE CARDINAL DE HOHAN-CHAIîOT 12;')
quelles il répondit avec esprit, mais avec un air timide, surprenant chez un homme de son âge, ayant longtemps vécu à la cour. Sa Majesté le retint à dîner et fut pleine de grâces pour lui.
M. de La Vauguyon, arrivant aussi de Naples, venait d'être nommé général de brigade par la protection spéciale de la reine Caroline. Il vint à la Malmaison le même jour que M. de Chabot. L'impératrice le reçut très froidement, et, lorsque les étrangers furent partis, avouant qu'elle ne concevait pas sa fortune rapide : « Il n"a pour lui, dit-elle, que sa belle ligure et se lie trop à ce fragile avantage pour devenir jamais un sujet distingué ; il a d'ailleurs le malheur de se déplaire dans la bonne compagnie. Quant à M. de Chabot, ajouta l'impératrice, c'est différent : il a le sentiment inné de tout ce qui est noble et bien; il réussira à tout ce qu'il voudra entreprendre, parce que, avec un esprit qui se porte à tout ce qui est élevé, il a en même temps la raison qui fait prendre toujours le parti le plus convenable'. ..
1. Mémoires su)' Vlmpératrlce Joséphine, yiVlv .M"" Ducrest, t. Il, p. 7 et suiv.