‹ Le cardinal de Rohan-ChabotChapitre 29 sur 107 · Luc. Cil., p. GO · texte numérisé non relu

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et qu'on n'y voyait qu'un jugement sans appel.

Le maréchal Gastellane raconte sur la duchesse Rohan le trait suivant : « M""' Charles de Damas, femme du pair, est de ce qu'on appelle des purs, c'est-à-dire des dévoués aux volontés des ministres. M"'" de Rohan, grande puriste aussi, lui disait, pendant une discussion à la Chambre : « Il y a une chose terrible pour nous. Madame, nous ne parlons pas, nous n'en avons pas l'habitude. M. de Damas, par exemple, a les meilleures intentions du monde ; eh bien, il ne peut pas dire un mot. — Snr quoi M™'' de Damas a repris : « .Je vous demande pardon, Madame, il a parlé denx fois, mais il n'a pas en le bonheur de réussir'. »

On peut tout dire, on ne peut exagérer les sentiments de fureur qui transportèrent les salons de la haute aristocratie à l'occasion des procès de Labédoyère, de Xey et de celui de Lavalette avant et après son évasion.

Le comte Boni de Castellane écrivait à son fils, au lendemain de celte évasion, que, ayant eu à diner les Rohan, tout s'était paisiblement et atfectueusement passé, grâce à ce qu'on n'avait parlé ni de politique, ni de M. de Lavalette-.

Le salon de la princesse de la Trémoille dépassait celui de M""' de Rohan par l'acrimonie et Temportement de ses habitués. Douée d'une grande hauteur de vue, exigeant qu'on s'inclinât dès qu'elle avait parlé, la princesse était aussi habile à jouer de l'amour-propre de ses assidus qu'elle

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