‹ Le cardinal de Rohan-ChabotChapitre 50 sur 107 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Mort de Louis XVIII coïncidant avec l'absolu discrédit de la jîauche et son écrasement aux élections de is24. — Avènement de Charles X. qui, d'après le Conslilullonnel lui-même, ouvre tous les cœurs à Tespérance. — Don de joyeux avènement dans le projet de loi, que propose M. de Villèle, édictant une indemnité d'un milliard aux émigrés. — Discussion de ce projet à la Chambre des pairs. — Admirables résultats économiques et sociaux du vote de cette loi. — Part faite aux Rohan dans l'indemnité, tant en leur nom (jnen celui de leur grand'mère Montmorency. — L'abbé de Rohan reçoit de nouveau à la Roche-Guyon, dont la duchesse fait les honneurs. — Lamartine y compose sa méditation : la Semaine sainte à la Roche- (iui/on, et y lit sa tragédie de Saiil. Piquante comédie jouée par lui à ce sujet. — Roban administre les derniers sacrements à Mathieu de Montmorency. — Le ministère Villèle, à qui ses concessions à l'extrême <lroite ne permettent plus de se maintenir au pouvoir, est remplacé par le ministère Martignac. qui, installé depuis à peine deux mois, appelle M. de Rohan à l'archevêché d'Auch, puis à celui de Resançon. — Réaction contre la politique religieuse imposant les ordonnances de juin 1828 sur les petits séminaires. — Soulèvement de l'épiscopat provoqué par M.M. de Clermont-Tonnerre et Quélen. — M. de Rohan se refuse à y prendre part. — Ilaliile conduite du P. Ro.nsin, qui apaise les scrupules du roi. — Préconisation de M. de Rohan retartlée par divers incidents et le ctiapeau demandé à nouveau pour lui par M. de Chateaubriand. — .Mort de la duchesse de Rohan. — Sacre du duc de Rohan. — Prise de possession de son siège. — Difficultés de son administration à ses débuts. — Son palais, ses réceptions, sa cathédrale, les hommes politiques de son diocèse — Les prélres assermentés. — La sœur de Ch. de Montalembert vient mourir à Resançon; ^L de Rohan l'assiste jusqu'à son dernier soupir. — Fondation par rarchevê(iue d'un établissement de hautes études.

L'opposition (le i^auclic ptîiuliiiil les Irois premières années dn ministère Villèle. avait eondnit

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avec tant de mauvaise foi une uuerrc sans merci, non dans le iuil d'arriver au pouvoir, mais de i-(Miverser ladynastie; elle avait été jusqu'à prati- (| Lier si ouvertement rembaucliage danslarmée, en poussant le soldat à de continuelles insurrections de caserne, qu'elle finit par souleverla conscience pal)li(iue et par provoquer une réaction qui, aux élections de 1824, fut pour cette gauche un couîplet écrasemeut. Le relèvement du drapeau blanc par la guerre d'Espagne, l'accroissement indéniable de la prospérité publique ; Tassagissement lie l'esprit d'opposition, qui aspirait à prendre part au pouvoir au lieu de s'épuisera le renverser ; cet ensemble de symptômes heureux devait rendre possible la réconciliation et. par elle, le régime normal d'un pays libre. M. de Chateaubriand écrivait, à ce moment, au duc de Laval : « Vous devez jouir, Monsieur le duc, des succès et des prospérités de notre patrie. Jamais la France n'a été si glorieuse et le parti révolutionnaire a totalement succombé aux élections ; au dehors, nous sommes en paix avec toute la terre, et cette paix ne sera pas troublée. Notre prochaine session sera heureuse. Nous aurons la septennalité, un budget merveilleux, et des rentes dépassant le pair. Tout cela doit donner à nos ambassadeurs de la puissance et de la considération '. »

C'est dans ces conditions que, la mort de Louis XVI II étant survenue, quelques mois après les élections générales, Charles X monta sur le

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