‹ Le cardinal de Rohan-ChabotChapitre 8 sur 107 · Laugel, Henri de lioliaru p · texte numérisé non relu

Laugel, Henri de lioliaru p

INTRODUCTION 4o

D'un autre côté, une légende, laite d'ingénieuses inductions, voulait que le fils unique de la princesse, Louis de Rohan, ayant été baptisf', en 1()52, au Louvre, par l'évèque de Meaux, Bossuet fut entré, par Turenne, dans l'intimité de M""" de Rohan et (jue, envoyé à ses derniers moments par le roi, il eut reçu rabjuration de la mourante.

Cette légende, je le répète, est ingénieuse; mais elle manque par la hase. En 1052, en effet. Bossuet n'était pas M. de Meaux, pas même encore M. de Condom, il n'élait que lahbé Bossuet, et aucune donnée sérieuse n'élahlit ses prétendues relations avec la princesse. La conversion île Turenne ' 1608 . en raison de la tendre admiration qu'il lui inspirait, avait à cou|) sûr profondément impressionné M"'' de Kohan ; elle savait qu'il y avait été déterminé par d'auli-es considérations que celles que pouvait faire valoir liiomme d'Etat (piil élail. La lecture de VE.rposifio/i dp la iliiilrinc <(ilh<tri<i>n\ que Bossuet avait écrite en vue de l'éclairer, avait entamé sa conversion; elle s'acheva par ces conférences où le grand l'vèque savait être louchant, ouvrir le cu'ur de son iK'ophyte, comme il lui ouvrait h; sien, persuader enlin. C'était pour Turenne, comme l'a dit (iihbon, tomber sous les coups d'un noble adversaire. M"'" de Sévigné écrivait ;i Bussy : <( La conversion de M. de Tuit une nous a [)arn comme un baplrme '. »

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