Aflaires Etriuig., Rome, voL 970. f" 'Mil
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l'appréciation qu'il exprimait en mars 1831, sur ce qu'il devait aux bons offices de M. de Flohan. «Il a parlé au Pape, disait-il, dans les meilleurs termes et je lui dois une partie delà bienveillance particulière avec laquelle j'ai été accueilli. -> Un homme, qui est en mesure de concilier m son ambassadeur la bienveillance particulière d'un Pape, n"esl-il qu'un grand seigneur qui a de la considération, mais pas d'influence?Si M.deSainte- Aulaire a connu la part qu'avait eue M. deHohan à l'élection de Grégoire XVI, il a ignoré son action considérable dans l'afîaire de /'Avenir, dans le rappel du nonce Lambruschini, et dans la résistance opposée par le Saint-Siège à la démission qu'on voulait imposer à l'archevêque de Paris. M. de Sainte-Aulaire relate qu'il a demandé à M. de Rohan d'ajourner son départ en raison du mauvais efïet que produirait sa rentrée en France, si elle coïncidait avec les bruits de rupture prochaine entre la France et la cour de Rome. On était au lendemain de l'occupation d'Ancône ; pour protester contre le rôle subordonné que l'intervention persistante de l'Autriche dans les légations faisait à la France et que sa dignité ne pouvait accepter. Casimir Périer donna sa revanche au pays par l'occupation d'Ancône, qu'il accomplit avec une hauteur de volonté qui tenait du génie et qui, si elle exaspéra d'abord l'Europe, finit par forcer son admiration. Mais, en dépit des instructions rigoureuses données par le Gouvernement, cette occupation ne s'était pas faite sans quelques désordres, dont le récit, envenimé par
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rAutiiclio. iivait aggravé jusqu'à l'outrage Ihumi- Jiation du Saint-Siège et avait amené le Pape à ne vouloir entendre, de notre part, aucune justification.
C'est à ce moment qu'arrivait à Rome M. de Frayssinous: le cardinal de Rolian lui exposa la série des faits d'oii était résulté l'état aigu de nos relations avec le gouvernement Pontifical, Entièrement d'accord sur le devoir que leur imposait l'intérêt national, les deux prélats, dans une série d'entrevues, exposèrent au Pape l'atteinte que le Saint-Sièire subirait lui-même si la France se diminuait en acceptant, en Europe, une situation humiliée ; ils rappelèrent au Souverain Pontifeque cette nécessité de l'occupation avait été précédemment acceptée par lui ; que, quant aux faits qui avaient accompagné cette occupation, s'ils n'avaient pu être humainement prévus, ils avaient été immédiatement désavoués et réprimés; pour rendre impossijjle le retour de pareils faits, lamhassadeur s'offrait à s'installer à Ancône aussi longtemps que l'exigerait la sauvegarde de la dignité du gouvernement Pontifical; les prélats se portèrent garants que l'occupation ne durerait que ce qu'exigerait impérieusement le souci de notre honneur, et que l'on nous trouverait enfin, en toute cette affaire, autrement désintéressés que ne le serait l'Autriche.
L'action des deux prélats, soutenue par le cardinal secrétaire d'Etat, qui était acquis à la France, finit par convaincre et apaiser le Pape. M. de Frayssinous avait les mêmes motifs que
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M. de Rolian pour ne pas se prévaloir du concours qu'il venait de donnera la politique de son pays ; M. de Sainte-Aulaire a ignoré cette intervention, mais le chancelier Pasquier, successeur à l'Académie française de M. de Frayssinous, a connu et relaté, dans son discours de réception, cette action du cardiual et de l'évêque. I^'amhassadeur, du reste, n'a pas tardé à s'apercevoir du salutaire résultat obtenu par nos prélats ; car, dans une dépèche du 5 avril, il écrit : « Peu à peu la vérité s'est fait jour dans l'esprit du Pape, il a reconnu combien notre intervention était plus désintéressée que celle de l'Autriche et il avouait qu'il était parfaitement content de l'issue de cette affaire '. » Nous croyons avoirdémontré que M. de Rohan jouissait à Rome d'autant d'influence que de considération.
Le général Sébastiani, dans la dépêche ci-après à M. de Montalivet qui, dans le ministère Périer, avait remplacé M. Mérilhou aux Cultes, avait notifié le retour de M. de Rohan dans son diocèse :
'< Paris, 13 aviil 1832.
« Monsieur le Comte,
« Les dernières lettres que j'ai reçues de M. le comte de Sainte-Aulaire m'annoncent l'intention oii est M. le cardinal de Rohan de revenir en France pour s'y livrer exclusivement à l'administration de son diocèse. M. de Rohan s'est