I.tRMEE ET LA MISSION DE LA PRANCI! EN AFRIQUE
m la brèche s'ouvre sous nos coups et va deveni tl?able. Alors se manifeste la noble émulation ^'loire et du péril. Mais il faut choisir parmi le braves. Us seprécipitent aux accents de leurscht disparaissent, reparaissent, disparaissent encor regards de l'armée qui les contemple et les devai ies vœux. On voit soudain, dominant la brèche, 1 (tiia rouge surlatète.le manteau arabe sur les ép Jeboutaumiiieudes coups et delà fumée, élevai §pée, appelant ses soldats, un chef intrépide: c'c noricière, entraînant ses zouaves. La mort d 'leurs rangs. Mais leur constance n'est point troi Déjà ils ont enlevé le drapeau musulman et pla k brèche le drapeau de la France. Us descenden la place, enfoncent les portes basses des maisoi caladent les fenêtres, d'où les balles pleuvent su Ils sont dans la première rue. Tout à coup, le railles s'ébranlent, s'écroulent et ensevelisseï vainqueurs : c'est une mine qui éclate sous leur Les survivants hésitent-, mais Combes, Bedeau, les entraînent. Bientôt la viUe est envahie. Cl maison soutient un siè^e. Chacune des rues et H couvertes devient une redoute à enlever. Ma à peu l'infanterie tout entière a franchi la brè( faut fuir. La population sort éperdue par la porte Kantara. La Casbah seule résiste encore. Li se réfugiés, avec leurs femmes et leurs enfants, le niers défenseurs de ConslanUne. On les voit gra murailles qui surplombent l'abîme sur lequel l est bâtie, se suspendre en grappes vivantes et s cipiter tous ensemble, avec un effroyable cri, da gouffres du Rummel.
Constanline est prise, et le nom de ses vainq est écrit au livre des grandes victoires ; Damré
Yalée, Perrégaux, Combes et sa mort stoïque, Chan garnîer, Leflù, Canrobert, Bedeau sont à la tCie.
Le soir de ce jour mémorable, on vit des officiers e des soldats, tenant dans leurs mains le drapeau pri sur la brèche, s'approcher d'un jeune colonel qui gi« sait aveuglé, sanglant, dans sa tente; sans parler, il déplient ce trophée de la victoire, et, avec cette déli catesse sublime du cœur, qui convient si bien i Thomme de guerre, ils en couvrent leur chef comm< d'un manteau de gloire. Ce colonel, était Lamoricière, retiré vivant des décombres où l'explosion l'avait en^ seveli. Ces soldats, c'étaient les zouaves!
Vrais soldats de l'armée d'Afrique, ils y étaient nés du noble cœur de celui-là même qui les menait sur la brèche de Conslantine, et qui les avait formés à son image. Il disait d'eux, alors qu'ils ne comptaient presque encore, comme aujourd'hui nos tirailleurs, que des indigènes dans leurs rangs : « Les plus solides sol^ dats du monde, marchant toujours, ne mangeant ja^ mais ; après les plus longues courses, sans vêtements, sans chaussures, prêts à bondir sur l'ennemi, et suppléant à tout par leur ardeur guerrière. )) Et quand les Français, devenant plus nombreux, remplacent les indigènes, on les voit ajouter à ces qualités premières l'initiative vive et prompte, la saillie gauloise, et cet esprit de corps, qui transforme les hommes, en les rendant capables des prodiges que l'on attend d'eux. C'est ainsi qu'ils reçoivent de leurs devanciers et qu'ils transmettent à leurs successeurs les qualités que réclame une guerre où il faut surmonter les fatigues, tourner les difficultés et les obstacles, surprendre, se garder des surprises, se battre corps à corps dans les broussailles, sur les pentes inaccessibles, escalader les croies, et, entre les combats, pourvoir à tout sur les