ARMÉE ET LA HISSION DE LA FRANCE EN AFRIQUE
provisions de l'ennemi : habitudes de la guerre qu'on Wr a Wproché quelquefois de conserver toutes, jusque dans la paix.
Tant d'indomptable valeur assurera la conquête. L'opinion se prononce désormais avec une force qui Tcut être obéie. Elle ne peut admettre qu'une terre, ÎKastrée par le courage et par le sang de tant de braves, ne soit pas Trançaise tout entière. Le pouvoir •ede enfin, et, celte fois, ce sera sans retour.
Mais îi faut attendre encore, avant que les lois nous loanent les hommes et les ressources, désormais néffssaires pour une conquête rendue, k plaisir, plus Jifïicile.
Elles ne seront pourtant pas sans honneur, ces années, où, sous le commandement de Valée, se manifeste l'héroïque constance d'une armée, soumise, dans
nlervalle des combats, aux plus rudes épreuves de
fatigue, de la faim, de la soif, de la maladie.
Stora, Sétif, Blida, Djidjelly, les Portes de Fer, et, brsqu'Abd-el-Kader, effrayé de ces progrès de chaque jour, a levé le masque, l'Oued-el-AUeug, l'Arba, Chertliell, les Haractas, El-Affroun, le bois des Oliviers, le m\ de Houzata, Miliana sont les témoins de nos vicloires, et nous portent les noms de Changarnier, de Néfrier, de Duvivier, de Galbois, de Salles, de Lafonlaîne, de Rulhières, du brave Yusuf, de Lamoricièrc, du duc (l'Orléans, du duc d'Aumale. C'est une guerre de surprises, où il faut recevoir de pied ferme un ennemi qui sort à l'improviste des crêtes escarpées ou des ravins profonds, le poursuivre dans sa fuite, le saisir, le forfer au combat. Là se déploie, chaque jour, le courage personnel. Les généraux, les officiers deviennent soldats, et combattent corps à corps avec 1'
voit, aux portes de Bône, le brave Morris accepter,
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milieu de la mêlée, un duel avec une sorte de géar indigène, rouler avec lui de cheval dans la poussière ( le tuer, aux applaudissements de Tarmée. En revan che, de simples officiers tiendront tète à des armée: comme Lelièvre à Mazagran; des sous-officiers dévier dront d'un coup chefs de troupes, et Blandan inspirer à Béni-Méred la résistance héroïque de ses dix-huî compagnons d'armes contre des nuées d'Arabes. voit briller encore plus de grandeur morale dans de scènes où se renouvelle l'antique héroïsme de la lé gion thébaine. Des soldats, de faibles détachements environnés par des multitudes, prisonniers, désarmés refusent la vie qui leur est offerte aux prix del'aposta sie. Ils tombent, comme cette petite troupe de la Mai son-Carrée, martyrs intrépides de leur foi. Que di haut du ciel, mêlés aux légions de martyrs de Tan cienne Afrique, ils soient les protecteurs de leur frères d'armes et de la terre qu'ils ont arrosée de leu sangl
Mais pour nos soldats le courage de la mort et d\ champ de bataille est plus facile que celui de l'inac tion et de la souffrance.
Toutes nos villes, Oran, Tlemcen, Mostaganem, Bou gie, sont autant de places étroitement bloquées. Algei ne crée autour de lui une plus large enceinte que pa ses camps, ses blokhaus, ses fossés qui le défenden contre les Hadjoutes de la plaine et les brigands qui s< cachent sous leur nom redouté. Pour ravitailler chacun de ces postes où nos soldats sont enfermés, il fau une expédition souvent périlleuse. Si les troupes man quent, si la saison est trop dure, si la mer est déchai née, c'est pour nos soldats, la faim cruelle, l'abandon la mort. Comment dire les souffrances de ces garnie sons séparées de la France et du monde, enfermées