I.K r.ARDIN.M LAVIGERIK
départ de Nancy, cumment il comprenait le :
d'un arclK'Vi>t|uu d'Alger.
Ayant t^tudi»* de pr^s ea Ëgypie et en Sy comme diri'clt-ur de l'a-uvre des écoles d'Ur ce qu'il est possible do faire au milieu de^ [> . lalions musulmanes, il ne pouvait compr:
qu'après plus de trente ans d'occupation l'inllu française n'eât pas fait plus <te progr&s en Ak ou plutôt, il se l'expliquait trop bien par l'ai' de toute pensée chrétienne dans l'adminislm de cette colonie. Au lieu de préparer Vassim'i des indigènes, on les avait parqués dans 1 barbarie et dans leur Coran par la crainte il fanatisme en grande partie imaginaire, el ii moment même on essayait plus que jamai:: <1<' séparer de nous en leur créant une vie absoliim distincte de celle des culons, en lesorgatii-; suivant un mol fameux de l'empereur, en une • de Ro'jaume Arabe.
Il voulait réagir contre ce système. Sans n tenter qui pût donner lieu à des troubles ou à; révoltes, il voulait appliquer sans retard iK moyens de transformation très lents, il est vr. mais aussi très sûrs et les seuls possibles : les u;ui." de charité pour tous el les écoles françaises {n les enfants. Ainsi commencerait le rapprocbcai^ nécessaire, tandis qu'avec la continuation ■ régime en vigueur il n'y aurait jamais da l'Afrique du Nord un seul indigène qui cessât d'i'
l'ARCUËVÉgut: d'alger 53 |~
\\ Mais son horizon ne se bornait pas aux frontières ; .
! notre colonie. L'Algérie n'était, à ses yeux, j
l'une porte ouverte par la Providence sur j *
Mrique entière ; c'était dans tout ce vaste conti- t
înt, c'était à ces deux cents millions de barbares \ ^ ^ .':
ii'il projetait de faire parvenir la foi et la civilisaon chrétiennes. Voici en quels termes pleins 'espérance il exposait à ses diocésains, dans sa remière lettre pastorale, la mission providenelle de la jeune Eglise d'Afrique :
« Faire de la terre algérienne le berceau d'une ation grande, généreuse, chrétienne, d'une autre rance, en un mot, fille et sœur de la nôtre, et eureuse de marcher dans les voies de la justice t de l'honneur, à côté de la mère-patrie ; répandre utour de nous, avec cette ardente initiative qui st le don de notre race et de notre foi, les vraies imiëres d'une civilisation dont l'Évangile est la ource et la loi; les porter au delà du désert, avec '
js flottes terrestres qui le traversent el que vous aiderez, un jour, jusqu'au centre de ce continent !
ncore plongé dans la barbarie; relier ainsi l'Afrique u Nord et l'Afrique centrale à la vie des peuples hrétiens; telle est, je le répète, dans les desseins t
le Dieu, dans les espérances de la patrie, dans elles de l'Eglise, votre destinée providentielle. En [
l'archevéouk d'alckr S")
Il pourrait prouver par beaucoup d'exemples 1 a toujours conformé saconduite à ce langage. s les traits de bonté louchent à sa vie privée, :s traits de sévérité, moins nombreux du reste n ne l'a dit, seraient désobligeants pour leurs personnes encore vivantes. C'est une rve nécessaire que de s'en tenir, sur ces deux ats, aux actes d'intérêt général, lependant il est bon, avant toutes choses, de e ici justice des préventions qu'on peut trouen France contre les prêtres algériens. Après an de séjour parmi eux, celui qui écrit ces lis tient à proclamer qu'il a rarement rencontré ensemble de vertus plus solides et plus aimai. Sans doute il ne faudrait pas dire que tous curés du désert prennent, par vingt ans de con- : avec les Arabes et les zouaves, d'aussi bonnes nières qu'en prennent, au noble faubourg, les lires de Sainte-Clotilde. Mais la vérité est qu'il I un grand dévouement pour accepter, comme le font, sans défaillance, une vie si dure et si llaire. Il en est parmi eux qui ne voient guère prêtres qu'au moment de la retraite annuelle ; leur arrive de manquer au silence prescrit u" le temps de ces pieux exercices, qui oserait 1 scandaliser? J'en sais un. Dieu me pardonne I
5({ lf: cardinal lavigërib
tous leur vie de l'autre côté du grand Atlas, i hiverneurs d'Alger et de Mustapha seraiei pour me démentir, si je disais qu'on n'y M pas un grand nombre d'ecclésiastiques fort di gués. Peut-être même est-ce de leurs rangs» a le clergé de Paris et de Lyon, qu'il sort le d'évôques.
Mgr Lavigerie se mit souvent en commiin tion avec son clergé par des lettres pastorales \ caractère à la fois pratique et élevé. Pludi ayant été publiées dans ses Œuvres choisies *, i inutile d'en extraire beaucoup de citations. I pelons du moins celle qu'il adressa à ses prf sur le catéchisme lorsque l'instruction religi fut prohibée dans les écoles publiques.
Cl Je n'ai pas besoin, dit-il, de faire ressorti conséquences que ces innovations auraient pi nous, si nous n'y portions point remède... I m'inquiète, comme évoque, des périls que cou foi des enfants, désormais privés, dans leurs les, de toute étude de la religion, je ne m'ait pas moins, comme Français, en songeant à 1* nir d'une population comme celle de l'Algi rassemblée de tous les points du monde, àlaqi manquent encore, dès lors, les traditions ft qui suppléent souvent ailleurs à tout le rest qui se trouve mise ainsi, dans la personne de enfants, hors la tradition chrétienne... Mai n'est plus le temps de protester, puisque la sil