ET OM ÉTÉ ENSEVELIS
DANS SES n.OT8.
l'abcubvéquk d'alger 63
étrangers qui viennent visiter ce lien de pèle- <igc voient sortii' de l'église et se diriger vers te loiaphe une longue procession, composée des àsionnaircs d'Alger et des élèves de leur école >stolique. Par-dessus sa robe de laine blanche, l'cligieux est révolu d'une chape noire, comme : allait célébrer des funérailles solennelles, ■vanl lui, quatre enfants de chœur tiennent un ap mortuaire et le soulèvent, comme pour tendre entre le ministre de la miséricorde et ce ccul d'azur qui recouvre tant de victimes.
Le chœur accompagné de la musique de l'école Timence le Libéra, et le chante jusqu'à la fin, (lime au jour des Morts dans un cimetière.
prCtre entonne ensuite le Pater et prend de i bénite qu'il jette pieusement sur le monut funèbre et au loin vers la mer. Puis l'encenlui est donné, et il l'élève trois fois, à l'orient, 'occident et au nord, pour rendre un dernier nneur à tous les chrétiens ensevelis dans la ;r immense qui s'étend sous ses yeux. Il récite fin l'oraison accoutumée pour les morts, en >utant au texte sacré qu'il prie pour les tressés qui reposent au fond des mers. Celte céréûnie, d'une simplicité sublime, attire toujours
l'archevêque d'alger GS
gr Lavigerie pour couronner la statue de la linte Vierge au nom du Pape, et dont l'autre igeait le sanctuaire en basilique mineure.
En accordant à Notre-Dame-d'Afrique ce titre i basilique et les privilèges qui y sont attachés, le IX considérait sans doute ce temple, si peu ncien, comme le représentant des églises afriaines des. premiers siècles, et l'archevêque d'Aïer pouvaltécrire à ses diocésains :
H Elles étaient dignes de cet honneur, ces leilles églises ensevelies sous les ruines de nos !pt cents villes épiscopales, ces églises où de si rands hommes prêchèrent la vérité, où périrent, ans les tlammes, sous le fer des Donatistes, des 'andales, des Arabes, tant de millions de martyrs, ù la vérité catholique fit entendre, dans les coniles les plus illustres, des accents si vigoureux et i pleins de grandeur. »
La préoccupation de ranimer les souvenirs de la ieille Église d'Afrique se montre fréquemment ans les actes et les paroles de Mgr Lavigerie, Le lus beau jour de sa vie apostolique a dû être celui ù, après avoir relevé, sous la protection de la '"raiice, le siège primatial de saint Cyprien, il a pu iiire revivre, après douze siècles d'interruption, a glorieuse tradition des conciles de Carthage.
C'est dans le même ordre d'idées qu'il proposa, m 1873, au concile provincial d'Alger, d'adopter 1(1 Office nouveau qui fît une plus large place a ^ainls d'Afrique. La tradition chrétienne veut, e
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effet, que chaque saint rp»;oive un culte 5p.-i dans la contn^e où il a vi^cu.Ccl honneur t-i. d*autant mieux dû aux bienheureux ancêtres ; l'Église africaine que leurs noms étalent re-'. plus longtemps dans l'oubli. L'office propre •]. MgrDupuch avait eu la sage pensée d'établir il le début ne rappelait que la mémoire des sainte 1plus illustres. L'n nouveau calendrier et de mi veaux offices furent, à la suilcduconcilf d'Alj: ■ préparés avec beaucoup de soin par des prètrcompétents, soumis à l'examen de la congrégali des Rites, et enfin publiés et rendus obligatoire*- 1883 dans les trois diocèses de la colonie. Lprfitres furent invités à instruire les fidèles de 1. vie de ces saints, à laquelle est, du reste, consair un chapitre spécial du catéchisme d'Alger.
On ne sera pas étonné que Mgr Lavigcrie ait i la pensée de faire écrire l'histoire de cell ancienne Eglise d'Afrique. Elle a déjà été faite n latin, au commencement de ce siècle, sous le lîli à'Â/rica Christiana, par un savant prêtre italiin du nom de Morcelli. Les trois in-4° de cet histurien, quel qu'en soit le mérite, avaient besoin d'être, non seulement traduits en français, maiencore mis au courant des découvertes archéologiques. Mgr Lavigerie avait d'abord projeté di faire lui-même ce travail. Mais, absorbé « par 1. sollicitude de toutes ses églises», par ses vast.diocèses d'Alger et de Carthage, par ses mission-
l'abchbvéoue d'algeb fi"
ent historique au P. Toulotte, un savant relieux de sa congrégation de missionnaires. Le avail touche à son terme, et la publication, sans )ute, n'en saurait plus guère tarder.
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