IV
Cette résurrection du christianisme africain ne
est pas faite seulement dans les esprits et dans .
s cœurs. Pendant l'épiscopat de Mgr Lavigerie, ^B
. dans son seul diocèse d'Alger, soixante-dix ^E
flises, dont quelques-unes fort belles, ont dressé <gg
croix de leur clocher sur cette terre si long- *~J
mps soumise au mahométisme. Sur les appels, -^
pétés avec une entraînante conviction par leur ^3
chevêque, les populations, trop pauvres pour ^^
frir de grandes ressources pécuniaires, ont prêté, ^s
maints endroits, le concours gratuit de leur
ivail, pendant que le clergé redoublait de zèle et *J
désintéressement. Le gouvernement a fait le . ^■—
ste. C'est ainsi que, dans la seule ville d'Alger ^^
dans ses faubourgs, on a vu s'achever la ca- 2S
édrale de style mauresque commencée par 2E
^r Pavy, l'élégante église gothique de Saint- ^^
igustin de Bab-Azoun, celles de Saint-Eugène ; j^j
de la Cité-Bugeaud. enfin l'église provisoire , ^5
Mustapha-Inférieur.
Il était moins important encore et peut-être ains difficile de construire les églises matérielles e d'assurer la pratique de la religion chez des bitants venus un peu de partout et sans aucune idition.
I'i8 tK <:ardinal LA>1CEHIK
C'est, par pxoniple. une grande complicali ; au point ilc vue religieux, que la diver^il'langues parli^es en Algérie. En dehors des Ara. et des kubylcs. il y a pn'-s de cent mille Espaç' dans les seuls diociVes d'Uran el d'Alger, -^ compter les colons Mahunais, Italiens. Mal:.
Allemands, ni les hiverneurs Anglais.
MgrLavigeric triompha personnellement fV diniculté; comme il avait prêché des scrmuiileniands en Lorraine, il en prt^cha d'italini^ d'espagnols en Afriqiie. Mais ses pr^ti'es ^nhtrop rarement cet exemple. Est-ce lacune >!:
l'enseignement du séminaire ? est-ce atlacheni^ plus exclusif à la langue de la patrie ahrii Trop peu d'entre eux se sont donné la peine J prendre les idiomes étrangers. Le petit nombre ceux qui savent l'arabe ont une grande întiui-i sur les indigènes : pourquoi ne le savent-ils | tous * ?
Bientôt après son arrivée en Afrique, Mgr Lgerie cul la douleur d'apprendre que six ci colons espagnols, destitués de tout secours r gieux, et tentés par la misère, avaient cédé à de la propagande anglaise et abjuré leur foi. Ki de ce scandale et craignant que l'absence de seo religieux n'arri>tûl l'immigration des populali si catholiques de l'Espagne, il voulut établir l'année 1809 un service religieux spécial poui