‹ Le cardinal Manning et son action socialeChapitre 37 sur 90 · Les Gloires du Sacré-Cœur, p. iOO · texte numérisé non relu

Les Gloires du Sacré-Cœur, p. iOO

(( Que d'autres aiment leur patrie, je le comprends : c'est un amour naturel et universel. Que nous aimions l'Angleterre , nous , catholiques , malgré les persécutions et les injustices que nous avons subies; c'est naturel encore : car une mère est toujours une mère , l'être le plus sacré de ce bas monde !

A mother is a molher still The holiest thing alive.

Mais un Irlandais aime son pays d'un amour plus tendre et plus beau que le nôtre, si filial et si grand qu'on le suppose ! Les souffrances, les amertumes, la longue patience, la dignité constante, le martyre pour la foi, toutes ces choses réunies ont purifié le patriotisme irlandais, l'ont ennobli, l'ont élevé jusqu'à l'ordre surnaturel (1). »

Peut-on aller plus loin dans la sympathie pour un peuple? Oui, car vanter sa foi, c'est, quand on la partage, un acte de justice confessionnelle, et, devant des hommes positifs comme les Anglais, cela passe facilement pour de la

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