Commentaire sur l'Encyclique
184 LE CARDINAL MANNLNG.
et partout travaillé; mais autrefois elles trouvaient leur tâche dans l'intérieur de la famille. Plusieurs des métiers à la main qu'exerçaient leurs maris avaient comme accessoires des ^ travaux qu'elles pouvaient faire elles-mêmes. Elles filaient, par exemple, ce que tissaient les hommes. D'autres métiers constituaient pour elles un véritable monopole joint partout aux occupations du ménage : broder, tricoter, faire de la dentelle, etc.
Aujourd'hui, pour trouver du travail, la plupart d'entre elles sont obligées d'aller en fabrique, et ce qu'elles ont fait jeunes filles, elles le continuent plus ou moins, devenues épouses et mères. Il en résulte qu'elles ont peu d'aptitude pour les choses de l'intérieur, et par suit( qu'elles ne les aiment guère. Elles ne savent ravauder des bas, ni emmailloter des enfants, ni faire un peu de cuisine. Leurs doigts ne sont plus ces doigts de femme dont parle l'Ecriture, habiles à tous les ouvrages déhcats (1) ; ces pauvres doigts restent des appendices de lî machine.