‹ Le cardinal WisemanChapitre 11 sur 106 · BunserCs life, I · texte numérisé non relu

BunserCs life, I

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vieilles figures, des physionomies disparues pendant la tempête, revenaient au jour et s'alliaient à la jeune génération, mêlant le souvenir des défaites passées et presque •de leur désespoir avec les espérances réveillées par tant -de vie nouvelle et de nouveaux talents. On pouvait rencontrer dans les rues de Rome des octogénaires comme Fea et Cancellieri, en même temps qu'Overbeck et Cornélius. Ces vieillards, raconte le cardinal Wiseman, sanglotaient tout haut, en racontant le pillage des trésors •qui avaient été la gloire de Rome : des hommes tels que Canova et Mai surgissaient pour donner aux musées et aux bibliothèques un nouveau lustre et pour remettre à leurs places les richesses enlevées naguère. Allemands , ^t Italiens se fréquentaient dans une large mesure. Canova s'extasiait devant le génie de Cornélius et d'Overbeck^ Capaccini, Consalvi et Canova étaient dans les termes de l'amitié, parfois même de l'intimité avec leurs voisins les Teutons. La vie intellectuelle et sociale à Rome semblait présager une grande époque pour le siège •de la Papauté.

Le rétablissement du Collège anglais n'était qu'uite de <5es nombreuses restaurations, et le jeune Wiseman se laissa naturellement et bien vite pénétrer par le souffle •de confiance qui prévalait alors.

La face de l'Europe était changée, mais, dit Macaulay^ l'immuable Eglise était encore là. « L'immutabilité de l'Église catholique romaine parmi tous ces désastres^ dit de son côté Alison, n'est pas la moindre des merveilles de cette prodigieuse époque. » Quoi d'étonnant dès lors que ce qui semblait à des historiens protestants^

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