Ezour-Vedam^ ou ancien commentaire {\u Vedam, Yverdun
comme d'une preuve que les doctrines du christianisme étaient empruntées des païens ; il déclara que cet ouvrage était d'une prodigieuse antiquité, qu'il avait été composé par un brahme de Seringham^. Or, écoutez l'histoire de ce livre merveilleux.
« Lorsque Sir Alex. Johnston était à la tête de la magistrature à Ceylan, il reçut la mission de former un code de lois pour les naturels du pays ; il désira consulter les meilleurs ouvrages indiens, et surtout s'assurer de l'authenticité de VEzour^ Vedam. En conséquence, il fît de sérieuses recherches dans les provinces du Sud et prit des informations dans les pagodes lés plus célèbres, particulièrement dans celle de Serin gham ; mais ses efforts furent vains: il ne put obtenir de renseignements sur le brahme, ni sur l'ouvrage qu'il avait, dit-on, composé. A son arrivée à Pondichéry, il obtint du gouverneur, le comte Dupuis, la permission d'examiner la bibliothèque des jésuites, qui n'avait pas été dérangée depuis que ces Pères avaient quitté l'Inde. Parmi les manuscrits, il découvrît VEzour- Vedam en sanscrit et en français. M. EUis^ principal du collège de Madras, l'examina soigneusement, et ses recherches firent heureusement découvrir que l'original, le texte sanscrit, avait été composé en 1621, entièrement dans le dessein dé favoriser le christianisme, par le savant et pieux missionnaire Robert de Nobilibus, neveu du cardinal Bellarmin et proche parent du pape Marcel IP. »
Entre autres curieuses informations données dans les conférences, se trouve mentionnée la découverte faîte au