Green, vol IV, p
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refusaient), tout en conservant leurs croyances cathodiques *,
Ils en vinrent en quelques cas à « boire un coup avec 3e curé » une fois Tan, ainsi que qualifie sa participation •éventuelle à la communion anglicane le Squire Brockiiolesde Claughton.
Le docteur et plus tard cardinal Allen nous a laissé un récit de la peine qu'il eut à faire comprendre aux catholiques anglais la portée complète des changements introduits, et à les convaincre qu'il était interdit d'assister aux nouveaux offices. Voici ce qu'il écrivait au D'"Vendevilleeni580:
« Ce changement s'accentua merveilleusement, grâce ^ux entretiens familiers que j'eus, il y a quelques années (de 1562 à 1565), durant les séjours que je fis dans les imaisons de plusieurs membres de la bourgeoisie et de la noblesse en Angleterre. Au cours de ces entretiens, je démontrai par des notes et des preuves irréfragables l'autorité de l'Eglise et du Siège Apostolique, et je prouvai, par des arguments populaires, mais invincibles, qu'on
1. D'après les très intéressants récits contemporains des Douay Diaries^ il est évident que ce ne fut que graduellement que les prêtres arrivèrent à faire comprendre aux catholiques anglais que la participation au nouveau culte était absolument interdit. D'autre part, ces mémoires tendent à prouver que cette participation était purement extérieure, et qu'on entendait la messe en particulier, si c'était possible. Tout au début, les essais de compromis d'Elisabeth semblent avoir amené des hésitations chez beau coup de ceux qui finalement se retirèrent des églises nationales. Mais après que les décrets de Trente eurent été généralement connus, et quand le D-* Allen eut insisté sur les conséquences d'un acquiescement extérieur au schisme, les catholiques anglais véritablement religieux semblent avoir accepté l'importante conclusion qu'ils devaient encourir les plus grandes pénalités plutôt que de se conformer.
ne pouvait trouver la vérité ailleurs que chez nous, «catholiques; ce sont ces notes, règles ou motifs pour distinguer avec certitude la foi catholique de Thérésie que j'ai plus tard développées et publiées à Douai. Il en résulta qu'en très peu de temps un grand nombre de nos <îoinpatriotes non seulement adoptèrent une manière de voir orthodoxe en matière de religion, mais se tinrent complètement à l'écart de la communion, des églises, •des sermons, des livres, et de toute communication spirituelle avec les hérétiques. Résultat bien difficile à obtenir dans ce pays-ci en raison de l'iniquité des lois, de la prison et des autres pénalités encourues de ce chef; et ôussi à. cause de l'exemple de tant de gens qui, catholiques sur tout le reste, avaient cédé sur celui-ci. Les -choses en étaient venues à tel point que non seulement des laïques, gardant leur foi au fond du cœur et assistant chez eux à la messe quand ils le pouvaient, ne se faisaient point scrupule de fréquenter les églises, les cérémonies, •quelques-uns même la communion, schismatiques ; mais que de nombreux prêtres disaient la messe en secret et célébraient en public les offices hérétiques et même la cène... Et cela provenait de la fausse persuasion qu'il suffisait de professer la vraie foi intérieurement, pendant qu'on obéissait au prince dans les choses extérieures, tel qu'en particulier en chantant en langue vulgaire des psaumes ou autres parties de l'Ecriture, pratique qu'on jugeait indifférente en elle-même, et qu'on croyait pouvoir tolérer chez des personnes d'ailleurs vertueuses, en raison des terribles rigueurs de la loi. Aussi bien, au commencement beaucoup de monde jetait-il le blâme sur ceux des nôtres, dont le prétendu rigorisme leur faisait déclarer de telles pratiques de tout point illicites pour
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les catholiques. Dans la suite, toutefois, notre zèle persévérant vint si complètement à bout de cette difficulté qu'on ne considère plus comme vrai catholique, capable de recevoir l'absolution, quiconque ne s'abstient pas absolument de toute apparence de péché, en ce qui concerne la communication avec les hérétiques. Et, bien qu'au jugement de nombreux sages de ce monde ce retour à la stricte rigueur de la discipline ecclésiastique ait paru de nature à diminuer de beaucoup le nombre des catholiques, le Seigneur a montré par l'expérience de ces quelques années que le contraire était la vérité ^ »
Ce fut la retraite, hors des églises nationales, des pieux papistes qui amena à une organisation distincte en corps séparé les ancêtres des catholiques que Wiseman trouva en Angleterre. Le D"" Allen écrivait, vers la fin du règne d'Elisabeth, que les deux tiers du peuple « inclinaient encore au fond du cœur pour la religion catholique^». Le cardinal Bentivoglio, dont Macaulay
1. La preuvç qu'il était encore difficile d'empêcher les catholiques de se conformer, dans les dernières années d'Elisabeth, ressort du passage suivant d'une lettre qui accompagnait une liste de dispenses accordées par le cardinal Allen aux catholiques anglais, en raison de la difficulté de leur situation : « D'autre part, toutefois, vous tous mes frères, évitez bien d'enseigner ou de soutenir qu'il est loisible à des catholiques de communiquer avec les protestants dans leurs prières, services ou assemblées, quand ils se réunissent pour administrer leurs faux sacrements ; car cela est contraire à la pratique de l'Église et des saints docteurs qui jamais n'eurent de communion, ni ne permirent à aucun catholique de prier avec les ariens, les donatistes ou tous autres hérétiques. » Lettre du cardinal Allen aux Prêtres d'Angleterre, datée de Rome, le 12 décembre 1592.
2. Voir Allen, Answerto the Lihel of English Justice,^. 171. Il est très difficile déparier du nombre des dissidents d'alors. Lord Herries^ qui a étudié ce sujet de très près, pense que l'évaluation de Macaulay, qui l'estimait à un trentième, est beaucoup trop faible.
accepte révaluation, estimait que les quatre cinquièmes des Anglais seraient redevenus catholiques, sous une dynastie catholique. Ce calcul expliquerait la situation particulière des catholiques et leurs espérances qui, si Ton ne tenait compte que du nombre relativement restreint des catholiques dissidents, pourraient bien paraître quelque peu présomptueuses de leur part. Le D"^ Allen,, leur chef le plus actif, avait fondé, en 1568, le collège de Douai, dans le dessein avoué de former une réserve de prêtres anglais pour Theureux jour de la restauration en Angleterre de Tancienne religion. Docteur d*Oxford lui-même et assisté de neuf Fellows, également d'Oxford^ il transplanta à Douai les traditions intellectuelles et catholiques de TOxford du moyen âge.
Les catholiques, en abandonnant les églises nationales, ne prétendaient que faire acte de loyaux sujets spirituels envers l'ancienne Eglise catholique d'Angleterre. Les évêques de cette Eglise, un seul excepté, avaient résisté aux changements introduits, et Elisabeth les avait destitués. L'Acte d'uniformité avait été voté malgré les oppositions et les remontrances de la Convocation * . Les catholiques déniaient à la reine le droit soit de déposer les évêques, soit d'imposer à l'Eglise l'Acte d'uniformité» Ces mesures n'étaient pas même les actes d'une Église schismatique. Ils n'étaient que les actes de la reine et du Parlement. Les représentants autorisés des catholiques anglais maintenaient hautement leur fidélité aux évêques déposés et désavouaient l'autorité des personntiges (pour la plupart des puritains), installés par la reine sur leurs sièges. Et le reste du monde catholique