Voir Morris, Catholic Englancl in Modem Ihnes, p
3. Lecky, History of Enqlandin the Eighteenth Century, 111, o07,
Googk
Les persécutions généralement n'étaient pas amenées par un désir du gouvernement de maintenir en exercice les lois pénales, mais, d'après M. Lecky, « par des motifs privés de vengeance ou d*a varice ». Mais les lois qui excluaient les catholiques de la magistrature, de Farmée et de toute fonction honorifique ou rétribuée du gouvernement, conservaient toute leur rigueur * .
C'est spécialement à cette époque que les papistes anglais prirent ces allures par^,iculières dont se souviennent beaucoup de nos contemporains encore vivants. Ils se mêlaient peu à leur voisinage et se mariaient entre eux. Entièrement écartés de la vie publique et de l'éducation universitaire et, en général, de toute relation de société avec les personnes de leur rang en Angleterre, ceux qui demeuraient fidèles à leur religion s'adonnaient de plus en plus et presque exclusivement à l'agriculture et aux plaisirs de la chasse qu'offrait la vie de château à la campagne. La plupart des gentilshommes campagnards en vinrent peu à peu à partager les goûts et les intérêts attribués plus tard par Macaulay aux moins cultivés d'entre eux. Les squires catholiques s'aventuraient rarement à prendre part aux affaires de leur comté. On raconte qu'un catholique venu dans sa propriété, dérogeant aux habitudes ordinaires d'isolement, alla jusqu'à assister aux assises. Le grand jury déclara à la fin de l'audience qu'il avait fait toutes les enquêtes nécessaires sur les papistes, et le squire épouvanté quitta la salle et n'osa plus tenter l'expérience 2.
La lettre suivante donnera quelque idée des épreuves