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LE VAIN CHANGE OE DEUX RÊVES

que je le haate, Fatroce vieux chargé de crimes. Va, toi qui consoles, dans son sommeil, pendant que j'irai dans celui de la jeune fille sans péché.

— Mais elle souffrira, injustement, la pauvre !

— Mais il souffrira un peu moins, le misérable.!

— Que pensera l'éternelle justice dont nous sommes les serviteurs?

— L'éternelle justice, c'est la bonté ; et sans doute elle approuvera qu'un peu de rare joie, chez un désespéré, soit payé d'un peu d'inquiétude, une seule fois, chez une heureuse.

Le troc fut convenu. Ils changèrent de route. Les belles merveilles que vit, cette nuit-là, l'âme ensommeillée de l'atroce vieux ! il lui semblait qu'il marchait, avec des pieds nus d'enfant, dans une prairie de fleurs et de rosée. Les tristes spectacles que vit, cette nuit-là, la pure jeune fille ! il lui semblait que, marchant, avec des semelles rougies aux bûchers infernaux, sur des pointes de glaives, elle voyait les grimaces de tout le peuple infini des damnés.

Mais il s'éveilla, les cheveux hérissés ! il se souvenait du beau rêve comme d'un effroyable cauchemar.

Mais elle s'éveilla avec des yeux d'aurore et d'émerveillement ! Elle se rappelait le mauvais rêve comme un délicieux songe.

Car on est comme on est. Ni les réalités, ni les chimères n'y peuvent changer rien. Les âmes sont des urnes où tout devient ce qu'elles sont. De l'encre se ferait blanche dans un vase d'albâtre. Le miel se ferait amer dans une coupe de cassia-amara. Si le bon Dieu pouvait se tromper, et que, se trompant, il élût un criminel et damnât une innocente, le criminel trouverait la géhenne au paradis, et l'innocente aurait le ciel en enfer.

Faim plus forte que la Faim

En quel temps advinrent le malheur et l'heur de la petite princesse Eudorine ? Allez le demander à quelque vieille horloge depuis plus de mille ans arrêtée. Mais j'en sais le conte, et vous le dirai. Donc, par la méchanceté d'une cruelle fée -7 c'était, je pense, Ur-' gèle ou bien Oriane — la petite princesse appelée Eudorine, avait été transportée, dès ses premiers ans, dans une île déserte. Pour ce qui est de la raison qui avait décidé la fée à une aussi méchante action, elle n'importe guère, et ne servirait de rien à mon histoire. Sachez seulement que l'enfant exilée était fort à plaindre en ce pays sans habitants. Non pas qu'il fût morne ou sinistre. Bien au contraire, toutes les plus belles fleurs de la terre y abondaient sous un ciel d'azur pâle où passaient comme des volées d'anges des nuages blancs

et roses; des oiseaux, vêtus de cent couleurs agréables, ramageaient dans des bocages toujours verts remués d'une brise si parfumée que vous l'eussiez prise pour Thaleine des œillets et des roses partout épanouis : et la mer qui venait, délicieusement murmurante, se pâmer sur la rive, apportait, au lieu de coquillages, des perles, des diamants, des rubis, des topazes, par milliers, de sorte que le sable semblait fait de pierreries. Lorsqu'Eudorine, pour le plaisir de se voir bien habillée dans le miroir des ruisseaux, s'était parée de grandes feuilles ou de fleurs, Tune à Tautre jointes par des épines ; elle se mettait dans les cheveux quelques-unes des radieuses gemmes, et elle riait de s'en trouver si jolie. Ce n'était pas non plus la solitude qui la faisait malheureuse. Enlevée toute petite du palais de son père, et, partant, ne sachant plus qu'il y eût ici-bas d'autres vivants qu'elle-même, elle ne pouvait pas souffrir d'être seule, puisqu'elle ignorait qu'on pût ne pas l'être. Non, ce qu'il y avait de terrible pour la petite princesse, c'était que dans son île il ne se trouvait rien qu'on pût manger. Rien, rien, rien ! De tous

FAIM PLtJS FORTB QtJB LÀ FAIM 217

côtés, des branches avec des rougeurs et des blancheurs écloses, mais pas un fruit, même très petit, pas une fraise, pas une mûre ; et quand Eudorine, que la faim pressait cruellement, voulait, faute d'aliments plus sépeux, porter des fleurs à sa bouche, ou des herbes, les herbes ou les fleurs, par un méchant mii*acle, devenaient des oisillons ou des insectes qui s'envolaient très vite. Vous vous étonnez, sans doute, que la pauvre princesse ne fût pas morte au bout de peu de temps. C'est que vous n'imaginez pas à quel point la fée était puissante et rusée. Grâce à elle, Eudorine, qui souffrait cruellement d'être privée de nourriture, n'en dépérissait point ; et lorsqu'elle eut seize ans, il y en avait quatorze qu'elle mourait de faim sans en jamais mourir. Ses douleurs à vrai dire, ne sauraient être exprimées ! Rien ne l'en pouvait distraire, sinon, rarement, le très bref plaisir de se regarder, bien parée, dans l'eau qui dort ou rôde sous les arbres. Tout le jour, la nuit aussi, — car elle ne dormait guère, — elle allait, venait, tîourait, s'arrêtait, pressant de ses mains sa poitrine ; quelquefois, elle léchait les rochers, s'emplis-

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sait la bouche d'eau de mer, essayait de mâcher les dures pierreries ; hélas ! rien n'apaisait, rien ne trompait sa faim ! Il était bien singulier que, le soir, les petites étoiles du ciel, qui sont charitables, ne pleurassent point de lavoir si malheureuse ; sans doute, la fée les avait rendues méchantes comme elle. Et souvent, — n'ayant pas d'autre désir que d*assouvir son incessant, appétit, n'ayant jamais connu, bien qu'elle fût en âge d'aimer et d'êtreaimée, les rêveries qui troublent les demoiselles lés plus ignorantes de toutes les tendreschoses, — Eudorine, les bras levés dans l'air nocturne, criait vers la lune, qiii était bonne à manger peut-être, et où elle aurait voulu mordre !

Tant qu'enfin, la fée Urgèle, à moins quece ne fut la iée Orianë, éprouva un remords de la barbarie où elle s'était si longtemps obsti-^ née'"— les plus mauvaises personnes ont' des heures de miséricorde — - et i*ésolut de délivrer enfin sa victime d'une si afi*reuse torture ; elle ordonna à quelqu'un de sa suite de descendre dans l'ile avec une grande corbeillepleine des plus beaux fruits du monde.

FAIM PLUS FORTB QUB LA FAIM 219

Gomme la petite princesse errait, affamée, sur le rivage, elle vit venir un page fort bien mis, qui portait dans de l'osier doré des pêches, des prunes, des raisins, des figues et de rougissantes cerises. A Tinstant même elle devina qu'elles .seraient exquises sous la dent, toutes ces jolies choses, et elle courut, avide, ravie, presque terrible, prête à saisir, à déchirer, à avaler !

Mais lorsqu'elle fut proche, le porteur de fruits, — ce qu'il pouvait être, elle^ne le concevait pas, ne se souvenant d'aucun être humain — lui parut si délicieusement joli avec ses cheveux blonds en boucles et ses yeux tendres, et ses fraîches joues roses, et ses lèvres p^us rougissantes que les cerises, qu'elle s'arrêta, extasiée. Est-ce qu'il était bon à manger, lui aussi, comme les choses de la corbeille ? peutêtre... Pas de la même façon, pensa-t-elle ; et elle le regardait, et elle se trouvait heureuse, quoique dévorée par la faim. Enfin elle se précipita ! mais avant de mordre dans les fruits, elle le baisa sur les lèvres.

L'Azur, rOr et la Pourpre

Bien que le temps soit passé où les poètes d'Hellas disaient les merveilles divine^, éblouissèment des humains, où chaque petit mis-

^Seau, miroir un instant d'une bouche ou d'un sein de nymphe, rapportait à la mer comme une part de la toute-beauté qu'elle avait donnée à la terre, où le monde oscillait encore djavoir paSsé de l'épaule d'Atlas à celle d'Hercule ; bien que le temps soit très lointain aussi où (comme le raconta l'éginien Aristomène qui était marchand de miel et de fromages),

-une certaine Meroë, magicienne en même temps que cabaretière, et trop galante vieille par surcroît, changeait ses avocats en béliers, — ils continuaient leurs plaidoiries en bêlant r— les aubergistes en grenouilles, les voyageurs en tortue et^ durant huit années,* empêchait -les femmes grosses d'entrer en gésîùe, de sorte

222 LE CARNAVAL ^LEURI

qu^enfln elles avaient le ventre aussi énorme et tendu que si elles allaient enfanter un éléphant : il faut bien vous garder de croire qu'on ne voie plus de prodiges, menus ou grands, en Attique, en Péloponèse, en Macédoine, ni en Thessalie, et qu'il ne s'y fait point de beaux récits de rares aventures ; je puis vous en dire quelques-unes, soit pour les avoir lue», naguère, dans de très savants livres, soit qu'il nae souvienne de les avoir ouïes une fois que je

-fus, en rêve, l'hôte de bei^ers conteurs à mL côte du Liacoura qui est la plus blanche des

' cimes du Parnasse ! Mais ce n'est pas de neige qu'elle est blanche, comme on pourrait le croire, c'est de cygnes posés.

Commencement du conte. Bonsoir, la compagnie 1

Le Roi qui a beaucoup de nations et de femmes était en ce temps-là très cupide et très méchant. Afin de garder pour lui toute l'huile. Al défendit d'allumer de la lumière dans les maisons d'un pays qu'il avait conquis par traî- -trise et qu'il possédait par violence ; il voulait 4oute l'huile pour en emplir ses lampes, pour

l'azur, l*or st la pourprb 223

^n oindre ses femmes, pour en rendre plus -tranchants les couteaux qui coupent les tètes^ Or, il y avait dans le pays trois filles d'une Vieille très pauvre, qui n'auraient pas pu nour- Tir leur mère, ni subsister elles-mêmes^ si elles n'avaient travaillé le soir. Elles allumer rent donc de la lumière, malgré la défense, après avoir eu soin, pour qu*on ne la vît pas, de bien boucher tous les trous, toutes les fentes <Ies portes et des volets (il y avait beaucoup de fat)us et de fentes, car c'était un misérable logis dans une patrie si misérable). Et elles travaillaient. Mais le salaire qu'on leur donnerait serait bien peu de chose ; en travaillant, elles pleuraient de fatigue et de misère.

- Et Tune qu'on appelait Matin, à cause qu'elle ^tait née près de la mer où le soleil se lève, dit en taillant l'étoffe :

' — Si j'épousais le boulanger du roi, je serais bien contente, car je pourrais manger de petits pains tout chauds. Mais j*aimerai5 mieux encore être la femme du roi lui-même, parce que je lui donnerais un enfant couleur il'azur.

Et la seconde qu'on appelait Midi, à cauise

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-qu'elle était venue au monde dans le plus •chaud climat de la contrée, dit en poussant Taiguille : /

- — Si j'épousais le cuisinier du roi, je seraid bien contente, car je pourrais manger de bonnes viandes délicatement apprêtées et les crèmes les plus appétissantes ; mais j'aimerais mieux être la fenime du roi lui-même, parce que je lui donnerais un enfant couleur d'or.

Et la troisième qu'on appelait Soir, à cause qu'elle était née vers le ponant, dit en coupant le fil:

. — Si j'épousais le tailleur du roi, je serais bien contente, car j'aurais de magnifiques habits de soie» de brocart, de velours et de fourrure ; mais j'aimerais mieux être la femme du roi lui-même, parce que je lui donnerais un enfant de pourpre rouge.

Alors, la Vieille, qui était leur mère, se fâcha.

— Mauvaises filles, indignes filles de celui qui est rentré un soir dans la maison avec une plaie à la gorge, d'oti coulait tout son sang, soyez maudites et vouées au Seigneur du Monde Souterrain, pour la pensée que vous livez eue ! Mieux vous vaudrait d'être engros-

l'azub, l'or bt la pourprb 225

sées par un bouc d'étable ou par un chien de ferme, que par le roi qi^i a beaucoup de nations et de femmes.

Mais les trois filles :

— Vieille, ne gronde pas. C'est celui qui vit qui sait qu'il n'est pas mort. Mais celui qui est mort ne se souvient pas d'avoir vécu. Tourne le fuseau, file la quenouille ! Et si nous avons du roi des enfants, tu sauras bien qu'en faire.

/ Or, le roi, se promenant dans cette ville du pays pour voir si ses ordres étaient bien exécutés, avait remarqué de la lumière aux fentes des volets, aux trous 'des portes : de quoi il conçut un grand courroux ; mais il avait entendu les trois sœurs, et il les avait vues : de quoi il conçut un grand désir de les avoir pour femmes.

. 11 les fit donc, dès le lendemain, venir dans son palais. «Ah! ah! voilà les insolentes qui allument de la lumière quand je l'ai défendu ! » Mais, ne pouvant s'empêcher de rire parce qu'elles étaient très belles, il demanda à celle qui se nommait Matin :

. — N'est-ce pas toi qui te vantais de me don-

226 hB CMNAVÂL FLBURI

lier, si je t'épousais, un en&nt couleur d'azur? ^ — C'est moi, dît Matin.

— Et qui t'en fournit l'assurance?

— C'est le petit Rouget-Sorcier, qui n'ignore irien de ce qui se passe dans la mer.

Il demanda à celle qui s^appelait Midi :

— N'est-ce pas toi qui te vantais de me donner, si je t'épousais, un enfant d'or?

— C'est moi, dit Midi.

— Et qui t'en fit la prophétie ?

— C'est Tzétzinaena qui, parce iqu'elle entend le langage des grillons et des brins d'herbe» connaît toutes les choses de la terre.

Il demanda à celle qu'on appelait. Soir :

— N'est-ce pas toi qui te vantais de me donner, si je* t'épousais, i|n enfant de pourpre rouge? ~ - .

— C'est moi, dit Soir.

— Et qui t'en jura la promesse?

— C'est le Cheval-Ailé qui, parce qu'il vole à traversées nuages, sait \o\it ce qu'il y a dans le ciel. -

Le roi éclata de rire.

— Eh ! bien, j'en veux f^ire épreuve ! Je vous épouserai toutes les trois l'une^ après l'autre.

l'azur, l'or et la podrprb 227

Mais si les enfants que vous ferez ne sont pas telfe que vous dites, vous serez précipitées toutes les trois du sommet de ïna plus haute tour.

Il se maria d'abord avec Matin. Elle ne tarda pas à devenir grosse. Et tout le monde s'étonnait à cause du ventre de la jeune épouse, qui estait étrangement large et haut, et, par instants, se niouvait, se renflait, pndulait, comme si, au lieu d'un fruit humain, il avait contenu quelque Vague de la mer ! Le roi s'étant absenté pour aller combattre une flotte qu'il détruisit à coups de canon et noya dans le golfe, demanda, dès son retour, si sa femme avait accouché d'Un enfant d'azur. Ses ministres se gardèrent bien de lui dire gue oui ;' méchamment, ils avaient remis l'enfant nouveau-né, tout d'azur véritablement, à une Vieille assise devant la porte,' qui avait offert de s'en charger ; et ils dirent à leur Inaitre (fue Matin avait mis au monde un petit chien blanc fort méchant qti'on avait dn jeter dans la rivière. Le roi, furieux, fit'enfermerla toèretiansle souterrain dé sa plus haute tour. . . ' •

Il se maria avec Midi. Bientôt elle fut enceiBite. Rien n'était plus surprenant que son ve'n-

tre d'où émanait, à travers la peau et les étoffes, des lueurs rayonnantes, et comme des éclairs de métal ! On eût dit que, au lieu d'un fruit humain, il recelait un miraculeux trésor. En effet, pendant une absence de son mari qui était allé incendier quelques villes voisines, elles enfanta un jeune garçon couleur d*or, merveilleusement beau. Les ministres le donnèrent à la Vieille qui, déjà, s'était chargée de l'enfant d'azur ; et, leur maître revenu, ils lui dirent que Midi avait accouché d'un petit sinige tout noir, qu'on avait pendu à l'un des pommiers du verger» Le roi, plein de dépit et de rage, ordonna d'enfermer la mère au-dessous de la tour, dans la plus noire cave.^

Il se maria avec Soir. Dès que la grossesse fut apparente, il fut question de convoquer les sages-femmes les plus expertes du royaume, car, du ventre bientôt maternel, s'épanouissait comme parmi des heurts glorieux d'épées de tournoi, on ne savait quelle splendeur empour* prée ; et on n'avait jamais rien vu de tel. Le roi aurait bien voulu assister aux couches de sa femme, mais il dut s'éloigner pour présider à la décapitation des trois mille prisonniers

l'azur, l*or et la pourpre 229

qu'on avait faits dans Tune des dernières guerres. Lorsqu'il revint, ses ministres lui dirent que Soir avait mis au monde une espèce de grande souris grise que Ton avait donnée aux chats du palais. En réalité, il était né un superbe enfant de pourpre rouge qu'ils avaient remis à la Vieille de la porte. Mais le roi n'en sut rien, et, éperdu de colère, — car, avare, il avait espéré, vraiment, un fils de saphir, un fils d'or, un fils de rubis, — - il commanda que les trois sœurs fussent précipitées en même temps du sommet de la haute tour.

Les bourreaux les conduisirent sur l'extrême plate-forme, d'où l'on voyait tout le triste pays. Elles s'embrassèrent, elles se parlèrent à voix basse, après avoir regardé autour d'elles. Elles ne paraissaient pas épouvantées de la mort prochaine et sûre. Elles avaient seulement un air inquiet...

On les précipita.

Elles poussèrent un triple cri — un cri de joie!

Car, en tombant, elles voyaient surgir et monter vers le palais du roi, — celui-ci de l'Orient, celui-là du Sud et l'autre de l'Occi-

230 LB CARNAVAL FLBURI

dent, — les trois enfants que la Vieille avait reçus* et fait grandir, Fenfant d'azur, Tenfant d'or, l'enfant rouge, l'Inondation marine, l'Incendie et le Carnage !

Je n'étais point là, ni vous non plus, et vous en croirez ce qu'il vous plaira.

Le Bnbis perdu, retrouvé et perdu pour toujours

JOGELTME

Ah!

UN GRILLON

Qu'y a-t-il, petite ?

' ioCELYNE

C'est que, là, dans Therbe, dans Therbe où tu cliquettes...

LE GRILLON

- J'entends bien, dans rherbe...

232 LB CARNAVAL FLBURI

JOCELYNE

J'ai perdu...

LE GIOLLON

Quoi?

JOCELYNE

Le rubis, -le tout petit rubis qui rougissait comme une goutte de joli sang au chaton de ma bague.

LE GRILLON

Voilà un grand malheur.

Plus grand que tu ne penses, bestiole moqueuse. Car, ma bague, m&re-grand me la donna le jour d'hier, oii j'eus quinze ans, en récompense d'un prix que j'avais mérité à l'école des

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