I.M I.A nKKOR.MATK
li'llecdiellt's, qui ;)fViiiiîcl)iss(*nt la poiiboe de celle lei'ril)le doniinalion, aient élé jnsqu à présenl et si rares dans leui' relonr. el si conrles dans leur dulée. Mais aussi ne nous étonnons pins que pendant qu'elles régnent, le génie créateur montre sa force el pi'odigne au oemo humain les sublimes découverles.
Quaprès liois siècles d'essais, Sociale, poui- la première fois, commence de rappeler la pensée à elle-même, Plalon, qui achève et consolide son œuvre, fonde les sciences morales, crée ranal>se malhémalique, et verse h tlots la vérité et la lumière; Arislole, si inférieur h son maître en philosophie, atteste d'une aulre manière la fécondité de la rénovation socratique, lorsqu'il poile la supériorilé de son esprit observateur dans l'élude des êtres organisés, el dans l'analyse des instihilions sociales. Plusieurs siècles après, avec Plotin et saint Auguslin, la philosophie renouvelée explique Dieu, el seconde le mouvement religieux (jui transformail alors Ihunianilé.
Linlelligence humaine ne séiail encore jetrouvée qu'à ces deux grandes époques, loisque Descartes la réveilla d'une trop longue léthargie, elconmieuça une ère nouvelle.
Descaries est sans égal pourexciiei' lespril philosoj»hi(îue,el par son enlrauianle vigueur, il force loul son siècle à penser. Comme il atla(|ue. éJManle.
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renverse les picjiigéseï les erreurs ! vSon aiine esl le (loiile. aime lenihie el nécessaiie, (jue nul n"a maniée eomnie lui. (^esl pai" le doule qu il ailaelie la pensée à tous ses faux allaeliemenls, el (juil la coiilraint de renoncer h loiil exce[»lé ii elle-niênie. En se retrouvant, l'esprit retrouve Dieu : aussitôt reparaît une certitude plus forte et [»lus lumineuse, le doute expire dans son triomphe: il a été l'instrument de sa [)ropre défaite. Voila l'énergique et vivante peinture qu'étalent le Discours sur 1(1 Méthode et les Médilalions: voilà la pîiilos<)[)hie replacée sur son éternel fondement.
On donne quehpiefois à Descartes le titre de Socrate moderne; il le mérite; seulement on doit ajouter qu'au personnage de Socrate en philosophie, il sut joindre, avec une innnense supériorité, celui de Platon dans les mathématiques el celui d'Arislole dans la science de la nature. Du reste, la lessemhlance est lïappaiîte entre les deux réformateurs de la pensée. Tous deux connnencent admirablement, mais ils nachèvent pas. Ils manquent lun el laulre d'un système complet et bien arrêté, et par là. tout en conminni(]uant aux âmes une inq)ulsion extraordinaire, ils ont également contiibué à eiiii'aîn<'r leurs partisans dans les directions les [dus (apposées. Si Ion <(»njpl<' de grand* 'S cl de pdiics (Moirs so( rali(pi('s.