DE LA PHILOSOPHIE. ^ LV
tes conlraires. Et d al)oi'd, Descailes i'nil l'enlen- (lement iiierle, et n'accorde à la volonté qu'une faible part d'aclivité; dans la nature, il ne voit que des substances absolument passives, qui, n'agissant point, n'ont lien de réel, et qui s'anéantissent pour ne laisser paraîlre que l'action de Dieu, ^'ous voilà sortis de la ibéorie des idées, qui nous montre dans l'âme, comme partout, une activité substantielle* les causes secondes n'ont plus qu'une ombre d'existence ; nous sommes précipités vers le panthéisme. Écoulez maintenant Descaries déclarer que la nature corporelle est l'objet de la géométrie, et que les nombres et les autres qualités universelles n'existent point hors de notre esprit. Voilà une troisième tendance, les idées concentrées en nous, et leur éternelle certitude méconnue, et privée de rap[)ui nécessaire que notre raison ne trouve que dans la raison divine. Enfin, Des.carles tend au sensualisme en plus d'un endroit de ses ouvrages, par exemple, dans la deuxième partie des Principes^ lorsqu'il dérive de la sensation les idées de nombi'c, de durée, et celles des figures géométriques.
Descartes est partagé entre ces tendances diverses, auxquelles il obéit tour à tour sans s'en rendre compte; il n'en suit aucune jusqu'au bout. Ce ne sont que des semences de doctrines, mais (jui devaient geiiner dans les disciples : chacun se