‹ Le CartésianismeChapitre 34 sur 46 · I.K r.AUTKSIAMSMi:. l'iS · texte numérisé non relu

I.K r.AUTKSIAMSMi:. l'iS

ii(|ii<' sans une ëlendue nialérielle. * (^)iia!i(i 1 àme, dit ce dernier, se forme lidée d'un iriangle géométrique, elle peut assurer que retendue existe , parce que si elle n'existait pas , elle n'en pourrait avoir l'idée, ni par conséquent supposer, comme elle fail , que létendue est boi-née par Irois côtés droits (1). » Est-ce clair? On comprend l'indignation de Malebranche contre cette brutale théorie, qui va extraire de l'étendue matérielle ces vérités que lui se plaît à contempler dans l'étendue intelligible, éternelle, subsistant en Dieu, quoique h son tour il mêle h cette contemplation sublime l'erreur de ne point admettre en nous quelque image dune étendue pareille. En lisant les cinq premières méditations et les réponses aux objections (2), où Descartes parle si souvent des idées numériques et géométriques comme tenant à la chose qui pense en lui, et où il raisonne dans l'hypothèse qu'il n'existe point de corps, pas même le sien, se douterait-on qu'ensuite il va rejeter la source de ces idées dans les corps mêmes?

Régis termine son explication des vérités nécessaires en ajoutant : a Cette idée est bien dilTérente de celle qu'en ont certains philosophes qui croient que nous voyons ces vérités en Dieu.

(1) Ibid.

(2) Siiriohi, 1. Il, |i. -280 <•( -JOU

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parce (jue loules les âmes les eonçoiveiit de la même manière.» Oui, elle est bien dilTérenle î mais en est-elle plus juste? Si Malebranche se trompe lorsqu'il enseigue que nous ne voyons ces vérités qu'en Dieu, Régis, qui prétend que nous ne les voyons qu'en nous, et qui les frustre par là de leur éternité, se trompe-t-il donc moins? Il expose la même doctrine avec plus de détails dans le livre premier de Visage de la raison et de la foi, où il prend à partie Plalon et saint Augustin (1).

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