‹ Le cartésianisme; ou, La véritable rénovation des sciences. Ouvrage couronné par l'Institut. Suivi de la Théorie de la substance et de celle de l'infiniChapitre 127 sur 230 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

grand nombre de phénomènes d'optique se conçoivent facilement dans Thypotlièsede rémission; mais un grand nombre aussi sont en contradiction manifeste avec elle et en démontrent la fausseté. La théorie des ondes lumineuses, au.contraire, explique les faits connus d'une manière complète, et sans nécessité aucune de ces mille hypothèses additionnelles et contradictoires que la théorie de rémission est forcée d'admettre ; elle établit un lien naturel entre les phénomènes en apparence les plus dissemblables ; enfin, comme pour fournir une preuve irrécusable de sa réalité, elle a devancé la physique expérimentale en lui indiquant plusieurs fois des faits qu'elle n'avait pas soupçonnés, et qui ont été complètement vérifiés (1). » M. Arago a, depuis, expliqué avec les ondes la scintillalion des étoiles, et triomphé d'un problème demeuré rebelle h lant et de si puissantes mains. Young et Frcsnel ont introduit dans les ondes une amélioration capitale, la vibration perpendiculaire au rayon. Longtemps avant eux, îlooke en avait posé le principe : • Le mouvement de la lumière, dans un milieu uniforme où elle est engendrée, est propagé par des pulsations ou ondes qui sont à angles droits avec la direction que suit la lumière (2). » Cependant Fresnel montre plutôt la possibilité que la réalité des vibrations perpendiculaires (3). Nous ignorons ce que dit là-dessus

(1) Coun de phyt. de VÉcole poly technique , t. H, part, i, p. 103.

(2) llist. de la Société royale de Londres^ t. III, p. 12, an. 1672. — Communiqué par M. Arago. Compiet rendus de VAcad, de$ Sciences , SI nov. 1842.

^.3: Annales de ehimie et de phyt.y t. XVII. p. 182.

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YouDg ; nous voyons seulement «qu'il concluait des propriétés optiques des cristaux à deux axes, découvertes par Brewster, que les ondulations de Télher pourraient bien ressembler à celles d'une corde tendue d'une longueur indéfinie, et se propager de la même manière. (i). • Fresnel déclare au même endroit que • c'est ce passage d'une lettre d' Young à M. Arago, en date du 29 avril 1 818, qui contribua à le faire douter de l'existence des oscillations longitudinales. » Les oscillations ou vibrations perpendiculaires sont la conséquence naturelle de ce que nous pensons avoir rigoureusement démontré, que la matière est active et que l'attraction est une suite de cette activité, c'est-à-dire qu'elle est une attraction effective, et non point une impulsion. Alors l'éther se trouvant sollicité par le soleil et par les planètes, pour ne parler que de notre. système, éprouve une tension et par conséquent des vibrations perpendiculaires, s'il est ébranlé. Il éprouve aussi des vibrations longitudinales ou dans le sens du rayon, mais très-faibles comparativement aux autres. La même chose a lieu dans tous les fluides ; mais les vibrations transversales dominent dans les fluides rares, déliés, tels que Téther, et les vibrations longitudinales dans les fluides denses, grossiers, comme l'air. Fresnel n'avait point à douter de l'existence de celles-ci dans le fluide lumineux ; il lui restait seulement d'y concevoir les vibrations transversales et de leur donner la prépondérance.

(1^ Annales de chimie et de pJtys. , t. XVII, p. 184.

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