‹ Le cartésianisme; ou, La véritable rénovation des sciences. Ouvrage couronné par l'Institut. Suivi de la Théorie de la substance et de celle de l'infiniChapitre 142 sur 230 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

le produit de la résistance par la durée infiniment petite de l'instant, et que la sonome de ces produits est la résistance totale (1). Mais il reste ji savoir s'il est loisible de mesurer la force de Tune ou de l'autre manière» et à marquer nettement la différence qui les sépare ou qui existe entre la quaniUé absolue des obstacles et la somme de leurs résistances. On cherche en vain dans l'auteur quelque chose de satisfaisant ; le cas des ressorts, sur lequel il argumente, est trop particulier. Néanmoins nous verrons quMl met presque le doigt sur le point par où la question doit se résoudre.

Franchissons un demi-siècle et écoutons Carnot. c L'expérience, dit-il, prouve que les hommes, les animaux et autres agents de cette nature, peuvent exercer des forces comparables à celles des poids, soit en effet par leur propre poids, soit par les efforts spontanés dont ils sont capables. Or, il se présente deux manières aussi naturelles l'une que Taulre d'évaluer l'action qu'ils exercent effectivement. L'une consiste à voir quel fardeau un homme, par exemple, peut porter, ou quel effort évalué en poids il peut soutenir, tout demeurant en repos. Alors la force de cet homme est une force de pression équivalente à tel ou tel poids.

c La seconde méthode est d'examiner Touvrage qu'il est en état de faire dans un temps donné, dans un jour, par exemple, par un travail suivi. Sous ce point de vue, pour arriver, comme dans le premier cas, à une évalua-

it) DyiMimtfiie, dise. pré)im.,p. i8.

tion précise, nous pouvons encore comparer te résultat de son travail à l'eiTet de la pesanteur ; car il est naturel d'évaluer ce travail, et par le poids qu'il peut élever dans un temps donné, et par la hauteur à laquelle il élève ce poids. C'est ainsi qu'on l'entend, lorsqu'on dit qu'un cheval équivaut, pour la force, à sept hommes { on ne veut pas dire que .si sept hommes tiraient d'un côté et le cheval de l'autre, il y aurait équilibre, mais que dans un travail suivi, le cheval à lui seul élèvera, par exemple, autant d'eau du fond d'un puits à une hauteur don^ née, que les sept hommes ensemble pendant le même temps. Quand on emploie des ouvriers, l'intérêt est de savoir ce qu'ils peuvent faire de travail dans un genre analogue à celui dont on vient de parler, bien plus que de savoir les fardeaux qu'ils pourraient porter sans bouger de place. Cette nouvelle manière d'envisager les forces est donc au moins aussi naturelle et aussi importante que la première. Et comme il est sensible qu'élever un poids de i 00 kilog. à i ,000 mètres de hauteur est la môme chose, dans cette manière d'évaluer les force», qu'élever 200 kilog. à 500 mètres seulement : il suit que les forces, sous ce nouveau point de vue, doivent être considérées comme en raison directe des poids à élever, et des hauteurs auxquelles il faut les porter, ou autres travaux comparables à celui là (1). i Dans le premier cas, l'auteur est conduit à prendre la vitesse ; dans le second, le carré de la vitesse. Les deux manières d'évar

(\) Princ, de l'équilibre et du mouvement ^ art. 55, an. iM.

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