‹ Le cartésianisme; ou, La véritable rénovation des sciences. Ouvrage couronné par l'Institut. Suivi de la Théorie de la substance et de celle de l'infiniChapitre 16 sur 230 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

pel de la pensée à soi et à Dieu, et étudiant la nature des idées, celle de Dieu, cherchant le motif qu'il a eu de créer, les lois générales des choses, le système du monde et la destinée de T homme.

Locke, qui nie non-seulement que Tftme se connaisse, mais qu'elle connaisse Dieu d'aucune sorte, tout en soutenant, par inconséquence, qu'elle peut démontrer qu'il existe^ Locke renverse aussi, à plus forte raison, la philosophie et l'œuvre de Descartes ; cependant il la continue de même en un certain sens, mais dégradée. Si Descartes a ramené la pensée à soi ou aux notions primitives, il n'a point examiné comment nous arrivons à chacune d'elles en particulier, excepté à celles de l'ftme et de Dieu ; c'est ce que Locke entreprend de faire ; mais^ incapable d'approfondir les choses, il prend pour origine dé ces notions ce qui les suppose et les applique. Voulez-vous savoir d'où nous vient la notion d'existence ? Écoutez : « Lorsque nous avons des idées « dans l'esprit, nous les considérons comme y étant acc tuellement, tout ainsi que nous considérons les choses

< comoie étant actuellement hors de nous, c'est-à-dire c comme actuellement existantes en elles-mêmes. » Voilà, selon lui, Tidée d'existence obtenue. L'idée d'unité ? Écoutez encore : « Tout ce que nous considérons « comme une seule chose, que ce soit un être réel, ou

< une simple idée, suggère à notre entendement l'idée « de l'unité (1).»

(t) B$$ai $ur l'EnL hum.^ l U, ch. tu, trt. 7.

Débiter ces puérilités, c'est ce que Locke appelle philosopher. Quelque opposés que lui et Malebranche soient à Descartes, la cause de leurs erreurs est dans celui-ci, conune il paraîtra au chapiti*e suivant.

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