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infini en puissance et en intelligence, qu'eq booté eiqtfai véritable grandeur {\).i^Im défa^Ut ie F&uwr^^ km de montrer ^'il nepmU y avoir de défwU dans lacot^ duitCf seraient Téelatante preuve du contraiFC. Or, comme effectivement il ne peut y en avoir dans la eonduite^Malebrancbese trompe et n'expliquerien.Qu'estrce, d'ailleurs, que cette perfection de l'ouvrier, qui repousse la perfection de Touvrage et ne se manifeste que par rimperfeclion? On conçoit que Dieu, voulant donner aux êtres qu'il crée tel degré de perfection, choisisse, entre plusieurs moyens, celui qui est le plus simple; mais comprend-on qu'il se soucie moins de son ouvrage que des voies? N'est-ce pas l'assimiler aux faiseurs de tours de force, qui se proposent, non de faire beaucoup, mais de faire avec peu? Au lieu d agrandir sa sagesse, c'est la rapetisser, c'est la puérilisër, et en même temps attaquer sa bonté, en lui faisant immoler les créatures à la réali* sation d'une perfection imaginaire.
c Ce qui rend l'univers admirable dans tous ses états, poursuit Malebranche, n'est pas tant la per&ction qu'il renfenne, que la simplicité des voies qui Tout produit et qui le conservent' Si l'Église future était plus ample et l'enfer nK)ins rempli de réprouvés; si les élus étaient encore plus saints et les démons moins méchants; si toutes les créatures louaient le Seigneur, au lieu que le plus grand nombre blaapbémç son saint nom : p'est-il pas évident que l'univers serait plus parfait qu'il n'eat? Les
1) Bip* aum çuéiL Ain pfof .».^ av» fe SU.
TBÛKitim MKTIE; 49!
dénona et les éuBùéè te retideiit donc unpftrfaît. Et tfûd»' qm Dîeii corrige ce désordre dans tes cvMureè, e^ett loi^ourB un désordre dans Tiiinvirs, que te plus grand XKmitare des hommes maudîste sm Créateur. Mais Dieu ne se met peint en peine qu^il y ait des désordres daite Tenfer, poQfi^ :qa*il n'y en ait poîni dans la eéleste Jérusalem. // veut bien qu^on trouve des défauts dans son ouvrage» mais il ne veut pas qu'on en trouve dans sa con* duite et dans ses desseiùs. Les damnés sont dans le désordre ; mais la conduite de Dieu sur eux est parfaitement conforme à Tordre (<). » Sylla» dans Montesquteu^ ne parle pas autrement. Il ne se trouve à sa place que dans Tordre ancien, qui a été renversé^ et il le rétablit par la spoliation et par des flots de sang romain, sans s^nqiàiter sMI est le bon ou le noaavais géhie de la république. Yeut^on savoir la raison immédiate pour laquelle Dieu a permis la chute primitive? < Uinfinité, répond Matebranchei est cerlainement Tattribut essentiel de la ditinilé* Uinfbité est dono Tatfaribut que Dieu dort prononcer la plus distinctement, ou exprimer lé pluA vivement dans le plus grand de ses desseins. Mais le premier homme, cette excellente créature, n'était rien en tant que comparé à Dieu ; car tout ce qui est fini, en tant que comparé à Tinfmi, s'anéantit, puisque le rapport du fini à T infini est nul. Dieu ne peut donc pas mettre sa ccMnplaisanoe dans le culte d'une pure oréature, sanâ démmtir son infinité, sans exprimer par là ce faux jugement
(1) i{ép. dim., t. m, p. t7^
in LE CARTCSIANKME.
qu*il y a quelque rapport de sa créature à luL Èkâ Dieu doit demeurer immobile lorsqu'il voit que son ouvrage va périr par la faute du premier homme, à qd i avait domié les secours suffisants pour vaincre la tentir tion. Car par son immobilité il soutient majestueusement sa dignité, il exprime son infinité, sa divinité; il dit qu'il est Dieu (1). •
Cependant le Dieu de Malebranche veut que tous les hommes soient sauvés (2) ; s^ils ne le sont point, c'est d'abord qu*il n'agit que par des lois générales, déterminées par des causes occasionnelles, et ensuite que la cause occasionnelle de la grâce, c'est-à-dire Jésus-Christ, en tant qu'homme, ne songe point à tous (â) .Voili un beau dénouement du mystère de la prédestination ! Mais non, il ne peut vouloir les tous sauver ; l'ordre le lui défend.
Écoutons sur cette contradiction Bossuet et Fénelon : f 11 est étonnant que l'auteur ait joint dans son système les deux extrémités les plus odieuses ; d'un côté, pour éviter les volontés particulières, il semble dire que INen veut indifféremment le salut de tous; qu'il n*a par Idmême que des volontés générales, dans lesquelles aocune prédestination particulière ne peut se trouver; qu'ainsi tout choix , tpute préférence , toute préd^mination des unes plutôt que les autres, a sa source dans la volonté hutnaine de Jésus-Christ, et par conséquent Dieu n'a eu par lui-même aucune bonne volonté
(i) Bép.àAm., t. IV, p. 293.
(î) Tr^U 4e la Nature et delà Grâce, dise, i, irt 4î.
(3) /M., dise, n, art 16 et addit i Tart. 11. — Médit xii, 19.