TROISIÈME PARTIE
de rintervalle qui les sépare, Tune s^approchant vers l'autre en proportion de la masse de cette autre*
• Si la lune et la terre n'étaient pas retenues par une force animale ou autre force équipoUente, chacune dans son propre circuit, la terre monterait vers la lune de ji de Tintervalle, la lune descendrait vers la terre des 63 parties restantes ; et là elles se réuniraient, en les supposant toutes deux de même densité.
« Si la terre cessait d'attirer ses eaux, toute la mer s'élèverait et se réunirait à la lune. La sphère de force tractoire de la lune s'étend jusqu'à la terre et entraine les eaux vers la zone torride; en sorte qu'elles viennent à la rencontre de la lune, au point qui a la lune à son zénith. L*elTet est peu sensible dans les mers fermées ; il l'est beaucoup plus dans les mers d'une grande étendue, où le mouvement alternatif des eaux a plus de liberté. Il arrive de là que les rivages des zones latérales restent à découvert; la même chose a lieu dans les golfes qui communiquent avec l'Océan ; quand les eaux de l'Océan
tat aquas sub Zonam Torridam, quippe in occursum suorn quacunque in verticem loci incidit, insensibiliUsr in maribus indusis, sensibiliter ibi ubi sunt Utissimi alvei Oceani» aqoisque spaciosa reciprocationis libertas. Quo facto nudantur littora zonanim et dimatum lateralium, et si qua etiam sub torrida sinus eMciunt reductiores Oceani propinqui. Itaque aquisin latiori alveo Oceani assurgentibus, fieri potest, ut in angUdtioribus ejus sinubus, modo non nimis arcte condusis» aquae présente luna etiam aufugere ab ea videantur : quippe subsidunt, foris subtracta copia aquarum. « Celeriter vero luna verticem trans volante^ cum aquœ tam celeriter sequi non possinl, fluxus quidem fit Oceaui sub Torrida in occidentem, quoad impingit ad contraria littora, curvaturque ab iis ; dissolvitur vero discessa lunse concilium aquaroffi seu exercitus qui est m itinere versus Torridam, quippe desertus a tractu, qui illum exciverat; impeluque capto, ut in vasis aquaticis, remeat et assultat ad littora sua, eaque operit : gignitque impetus iste per absentiam lunas, impetum alium ; donec luna rediens, frcna impetus bujus rcdpiat, modereturque, et una cum suo
IHÎ IM flARTfiSlAMSHË.
8*étèv6iit, tl est poâslble que dans des golfes étrbHs, pourvu qu'ils ne soient pM trop étroitemmt fsmiéà« les eaui panassent fuir en présMce de la loue, elles s^abaissent à cause ds la quantité d'eau qui eu a été soustraite.
« La lune passe rapidement au zénith j les eaox ne peuvent la suivre ausd vite. Lo flux se fait dans ta zoae torride vers focddenl, Jusqu'à ee qu'il frappe contre le irivage opposé; là, il est courbé) la réunion des eaux se dissipe , quand la lune s'éloigne , parce qu'elles se trouvent délaissées par la force qui les mettait en moitement ; et la vitesse que les eaux gagnent fait qu'elles sautent sur leurs rives et qu'elles les couvrent ; celle vitesse , acquise en l'absence de la lune , en fait naître une autre, jusqu'à ce que la lune de retour reprenne leê rênes. Ainsi les rivages, également ouverts, sont map^ au même moment; ceux qui sont enfoncés sont rempHs plus tard et d'une manière variée, suivant les circofl»* tances locales.
mottt circumagat Ita IHtora «qualiter patentU iisdem bons implentaromBiinductoria vero tarjiius; nonnuDa diversis roodis ob diverses Oceani aditus.
c Hinc, ut obiter excurram, accumulantur syrtes, arenanira curauli : nascartor aut eradontur in verticosis aofractibus (ut pro sinu Mexicano) insuls innoineraldt»; videturque lodiarum mollis beata et frïabilis terra boc fluxu et eluvie vtemi tudem esse pemipta atque perfossa, adjuvante terrae motu aliquo universaG: (V olim a Cbersonneso Aurea versus orientem et meridiem contiDua fuisse perbMv jamque effuso Oceaoo, qui a tergo erat inter Sinas et Americam, litlora 9a Sokcarum aliarumque vicinarum insularum in altom exporrecta, qoippe soèsiw maris superficie Ûdem bi^us rei opprimunt.
n Quin et Taprobane ex eo submersa videtur (ut quidem constat ex relabi ulecutientium, aliqua etiam ibi locorum submersa esse olim) Oceano SiMosi p0 effractas portas in Indicum infuso, ut hodie nihil de Taprobane exitet, ^rt^^'
tlldtiliHl! MRTIfi. 543
«I C«6l ià, pour le dii^ en paaBMt, oe qui aoovmule les eyrtes et les amas de Babie ; des tlea HweseDt oa eont umgédê) k terre molle et (Viable de l'Inde {Aurait avoir été rompae et creusée par le cours des eauxi Kiéé encore par un mouvement général de la terre ; elle était une et continue depuis la Chersonèse d'Or, vers l'orient et le midiç l'Océan, qui était derrière, entre la Chine et t' Amérique, 8*est fait un passage ; et les côtes des Moluques et des ÀUtree lies qui s'étendent dans la haute mer nous <légui6ent un peu la vérité de ce fait, parce que te niveau des mers est baissé par cette invasion»
c Ces détails étaient étrangers à mon sujet; j'ai voulu les exposer de suite, pour appuyer mon assertion de la Jbrce tractoire de la lune.
t II suit de là que si la force de la lune détend jusqu'à la terre, à plus forte raison celle de la terre doit s'étendre jusqu'à la lune et beaucoup plus loin ; et que rien de ce qui est analogue à la nature de la terre, ne peut échapper à cette force tractoire.
liées iBOfitiiiBi, qui Apeciem exhibent iiisularum biniiinerabilinm sob nomine Malvi' darum, Nam ibi loci sitam fuisse olim Taprobanen, ex adverso sdlicet ostiorum Indi et promontorii Corii, versus meridiecD, (kci)e est ex cosmographis, et Diodoro Siculo probare ; cum etiam in historia ecclesiastica quidam perhibeatur fuisse corn- Diunis episcopus Arabi» et Taprobanse, utique vicin», non vero quingentis milliaribus germanicis (imo vero per anfracius illi setati usitatos, anplius mille) in orientem rerootœ. Quse vero hodie Taprobane putatur Sumatra insula, eam existimo «lim fiasse Chersonnesum Auream, islhmo Indiœ eonjunclam ad urbem Malaccam. Nam Cbersonnesus, quam hodie credimus Aurea, non multo magis Cbersonnesus dici posse videtur, quam Italia.
« Quae quamvis erant alius loci, sic uno contextu explicare volui, ut œajorem fBstoi raifino et per huac virtuti lun» tractorise Gdem facerem.
« Sequitur enim, si virtus tractoria lunœ porrigitur in terras usque, multo magis virtutem tractoriam telluris porrigi in lunam et longe altius, ac pro'mde nibil eomm
c Rien n'est léger absolument sMI est matériel ; il ne peut être léger que comparativement, parce qu'il est plus rare, soit de sSi.nature, soit que la chaleur Tait dilaté. Je n'appelle pas rare ce qui est poreux ou creux, mais» en général^ ce qui, sous un volume donné, renferme mm de matière.
c Le mouvement suit la définition de la légèreté. Il ne faut pas s'imaginer que les corps légers montent et ne sont point attirés : ils sont moins attirés que les graves, et les graves les expulsent ; mais quand cet effet a lieu, ils s'arrêtent à la place qu'ils occupent et y sont reteoos par la terre. Hais quoique la vertu tractoire de la terre s'étende fort loin, cependant, si une pierre était laocée à une distance comparable au diamètre de la terre, il est vrai que la terre se mouvant, la pierre ne la suivrait pas si exactement, et que sa force de résistance se combinerait avec la force tractoire de la terre, et qu'ainsi elle se dégagerait en partie de la force tractoire de la terre; ainsi que nous voyons dans les projectiles qui s'écartent
quod ex terrena materia quomodocunque constat, inque altum subvehitnr, cfl*pleium hune fortissimam Tirtutis tractons unquam efifugere.
« Levé vero nihil est absolute, quod corporea materia constat, sed cosptfiit levius est, quod rarius est sive natura sua, sive ex accidente calere. Wuufâ «r* dico non illudtantuni,.quod porosum est et in multas cavitates debisctt, ^i* génère, quod sub eadem loci amplitudine, quam occupât gra?iiis abquod. woonm quantitatem materiae corporese condudit.
n Levium deflnitionem sequitur et motus. Non enim est existimandomt ^ fugere ad superficiem usque mundi, dum ferunthr sursum, aut non attrahii tffn: minus enim attrahuntur quam gravia, et sic expelluntur a gravibos, qao &cii quiescunt, retinenturque a terra loco suo.
« Etsi vero virtus tractoria terre, ut dictum, porrigitur longissime sursum; si lapis aliquis tanto intervallo abesset, quod fieret ad diametrum telloris verum est, terra mota, lapidem talem non plane secuturum, sed suas