‹ Le cartésianisme; ou, La véritable rénovation des sciences. Ouvrage couronné par l'Institut. Suivi de la Théorie de la substance et de celle de l'infiniChapitre 219 sur 230 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

matique? Jamais homme peut-être n*en eut autant; mais le génie mathématique par lui-même ne saurait s'élever au-dessus de Tempirisme. Supposez à Fermât le génie métaphysique, qui est celui des principes, il sera à la fois le Descartes et le Leibnitz des mathématiques ; il sera plus, car il a de plus qu^eux la science des nombres premiers, dans laquelle probablement il n'a point encore trouvé d'égal.

Newton tente d'aller en avant dans le calcul différentiel. L'invention préparatoire existe ; il ne reste qu'à l'ériger en méthode : il semble qu'il devrait réussir. Aussi peu métaphysicien que Fermât, il échoue, et n'en présente qu'un simulacre empirique auquel, en se traînant sur Barrow, il mêle l'élément étranger du mouvement, qui altère et rétrécit la conception originelle. L'espèce de calcul généralisé qu'on aperçoit est tourmenté et il n'éclaire point.

Voici le premier exemple du traité des Fluxions :

— y^ -h axy + x^ ^- t 0

Soit multipliez par

œ^ — ax^ + aœy — y* Zx ^ X

Vous aurez : bioœ^ — 2aœx + axy — âyy* + ayx. La somme des produits est

ixx!^ — 2aari H- axy — Zi/y^ 4- ay x. Égalant à zéro, on a

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