‹ Le cartésianisme; ou, La véritable rénovation des sciences. Ouvrage couronné par l'Institut. Suivi de la Théorie de la substance et de celle de l'infiniChapitre 97 sur 230 · DEUXIÈME PARTIE. m · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. m

nenne, il est le restaurateur des forces des créatures, on des vraies causes secondes. Voilà pourquoi il a cherché dans les tourbillons le moyen d'expliquer naturellement la force d'impulsion que Tattraction demandait immédiatement à Dieu. Comme Huyghens lui dit, 1692, que dans son explication il ne voit point de place pour quelque espèce de tourbillon déférent de Descartes, puisque la pesanteur et la force centrifuge expliquent tout (1), Leibnitz répond, entre autres choses, quMl ne c se repent point de ses orbes déférents, depuis qu'il a vu l'explication de Newton ; que c'est par ce moyen qu'il se rend compte des mouvements des planètes et des satellites, qui sont tous dirigés dans le même sens (2). • £n effet. Newton attribue cette circonstance à ce que Dieu les meut lui-même (3).

Laplace (4) a cru trouver dans l'attraction même l'origine des deux forces, centrale et projective. Il suppose primitivement une matière nébuleuse analogue à celle des étoiles qui portent ce nom. Cette matière, dilatée par une excessive chaleur, se condense en se refroidissant, et donne naissance à certains noyaux qui grossissent et forment les étoiles. Les nébuleuses qu'on aperçoit sont des étoiles en progrès. Dans ce resserrement, les molécules qui se trouvent au point où la force centrifuge, due au mouvement de rotation des étoiles, a balancé la pe-

(1) ExerdlaUone$math, etphil.fp, 131.

(3) i»id., p. 138.

(3) Optique, question 31, sur la fin.

(i) Sy$t. (ftf lfomie,1if.V, ch. yi, édit. i

santeur, ont dû s'accumuier et circuler en masse autour de leur étoile ou soleil. De là des zones ou anneaux pareils à celui de Saturne, si Taccumulation s* est opérée sans que les molécules se désunissent. La régularité que cette formation exige dans toutes les parties de Panneau, a rendu ce phénomène extrêmement rare. Presque toujours chaque anneau s^est rompu en plusieurs masses qui, mues avec des vitesses peu différentes, ont continué de circuler autour du soleil. Ces masses ont pris une forme sphéroïde avec un mouvement de rotation dirigé dans le sens de leur révolution, puisque leurs molécules itfférieures avaient moins de vitesse que les supérieures. Dans cet état, les planètes ressemblaient parfaitement

aux étoiles à Tétat de nébuleuses. La condensation a produit aux diverses limites de leur atmosphère des phénomènes semblables, c*est-à-dire des anneaux et des sar tellites tournant autour de leur planète, dans le sens de son mouvement de rotation, et les satellites tournant dans le même sens sur eux-mêmes.

Cette hypothèse explique assez naturellement la révolution et la rotation des planètes et des satellites, la révolution des planètes étant due à la rotation des étoiles, et la révolution des satellites à la rotation des planètes ; la rotation des planètes et des satellites à Tinégalité de vitesse entre leurs parties inférieures et leurs parties supérieures, au moment où les zones se sont rompues en diverses masses. Mais elle part de la rotation des étoiles, et il reste à dire d'où vient cette rotation, ainsi que leur révolution, car elles en ont une. c Qu'on imagine, dit

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