‹ Le cartésianisme; ou, La véritable rénovation des sciences. Ouvrage couronné par l'Institut. Suivi de la Théorie de la substance et de celle de l'infiniChapitre 98 sur 230 · DEUXIÈME PARTIE. n · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. n

l'auteur, trois corps sans mouvement, dont deux soient beaucoup plus grands que le troisième ; il est facile de voir que Ton peut donnera ce dernier corps une infinité de situations telles, qu'après la réunion des deux premiers, il continue de circuler sans cesse autour de leur centre commun de gravité. Le cas dans lequel un système de molécules primitivement en repos, et abandonnées à leur attraction mutuelle, finirait par former une masse inmiobile, est infiniment peu probable. » Il est si probable, au contraire, quMl est seul possible. Quelles que soient la grandeur et la position respectives de trois ou d'un nombre indéterminé de corps, s'ils ne sont soumis qu'& leurs attractions mutuelles, ils ne sortiront jamais du repos que pour s'y précipiter, à leur centre commun de gravité, vers lequel ils pèsent, en raison des masses attirantes et du carré inverse des distances. Que de ce centre de gravité commun, on conçoive des lignes menées au centre de gravité particulier à chacun d'eux, et l'on aura les inévitables directions qu'ils prendront.

t La force vive du système, continue Tauteur, nulle d'abord, s'accroît par le rapprochement des molécules, et devient très-grande, si les mouvements du système n'éprouvent point de changements brusques. Les seuls éléments qui doivent toujours être nuls, sont le mouvement du centre de gravité^ et la somme des aires décrites autour de ce point par toutes les molécules, projetées sur un plan quelconque. î> Oui, la force vive du système s'aeerottj mais ce n'est que suivant les directions rectilignes dont je viens de parler, puisque les corps ne sauraient en

avoir d*aQtres; elle s^accrott, mais pour périr au moment que les corps se réunissent au centre de gravité de ce système. Parce que le mouvement du centre de gra-vile et la somme des aires décrites autour de ce point par toutes les molécules projetées sur un plan quelconque, sont les seuls éléments qui doivent toujours être nuts^ s*ensuit-il que Tautre élément, je veux dire le mouvement de rotation ou de révolution ne doive pas Pâtre quelquefois?

c Ainsi, conclut Laplace, Fattraction seule suffit pour expliquer tous les mouvements de cet univers (1). » Nous le pensons aussi, parce que nous croyons que les corps célestes ont été créés avec leurs mouvements de rotation et de révolution ; sans quoi elle n*explîqueraît que la force centripète.

Ensuite, dans Thypothèse que nous examinons, on ne

voit point pourquoi les premiers noyaux qui se forment par la concentration de la matière nébuleuse sont lumineux, tandis que les autres ne le sont pas. Est-ce assez de remarquer en passant que « quelquefois cette matière en se condensant d'une manière uniforme, a produit les nébuleuses que Ton nomme planétaires (2) ?» II semble, en outre, que les plans des orbites devraient se réunir dans réquateur solaire, et qu'il y aurait un rapport entre les révolutions des planètes et la rotation du soleil. Ajoutons que Tauteur est obligé de rendre les comètes étran-

(1) Syit. du Monde, t. II, p. 429.

(S) IMii., p. 497.

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